La Nouvelle Tribune

Burkina : Diendéré et le Rsp refusent de rendre les armes

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Le processus de désarment du Régiment de sécurité présidentiel au Burkina Faso connaît des jours difficiles. L’État-major général des armées a annoncé dans un communiqué circulant sur un média burkinabé, « l’arrêt du processus de désarmement » dénonçant « un comportement ambigu de Gilbert Diendéré » et le « refus des militaires de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle ».

L’État-major général des armées burkinabè informe qu’« en dépit des efforts déployés par les communautés internationale, régionale et sous régionale ainsi que les autorités religieuses et coutumières, le processus de désarmement né de l’accord entre l’armée loyaliste et putschistes et décidé par la conférence des chefs d’Etats de la Cedeao tenue le 22 septembre 2015, se trouve dans une impasse depuis dimanche 27 septembre ». Dans le communiqué, l’État-major fait état d’ «agression du personnel chargé de cette mission » de désarmement par les militaires des ex-Rsp. Les forces armées nationales (Fan), lit-on, dans le même communiqué appelle « l’attention des vaillantes populations du Burkina et particulièrement celles de la ville de Ouagadougou et environnantes de rester vigilantes, de signaler aux forces de Défenses et de sécurité tout comportement suspect qu’elles viendraient à constater et de se tenir prêtes à appliquer les mesures de sécurités qui pourraient être données incessamment ».