La Nouvelle Tribune

Burkina : des morts, des blessés, la junte sous pression

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La situation vire déjà au drame au Burkina Faso. Le bilan depuis le coup de force de mercredi opéré par la junte militaire dirigée par le Général Gilbert Diendéré est d’au moins six morts et des dizaines de blessés. La gâchette facile, les éléments du Régiment de sécurité présidentielle (Rsp) à la manœuvre du drame qui se joue au Burkina Faso, arpentent toutes les rues de la capitale, Ouagadougou pour empêcher les mobilisations des manifestants contre le coup d’Etat.

Critiqué de toutes parts le Conseil national de la Démocratie (Cnd), nom paradoxal que s’est donné la junte militaire, est visé par des sanctions prises par l’Union africaine (Ua). Les membres du Cnd sont interdits de voyager et leurs avoirs gelés. Dans un communiqué très critique, l’Ua a annoncé la suspension du Burkina Faso de ses instances. Qualifiant d’acte « terroriste » ce putsch, l’Ua réclame une poursuite contre les « terroristes » du « soi-disant Conseil national de la Démocratie ». Gilbert Diendéré qui en chef d’Etat a reçu les présidents Boni Yayi du Bénin et Macky Sall du Sénégal, les deux médiateurs de la Cedeao, a multiplié en vain les appels au calme et des appels de pieds à la communauté internationale. I

l a déclaré la libération du président Michel Kafando placé sous résidence surveillée à son propre domicile. Il a également promis ne pas s'éterniser au pouvoir. Aussi, après avoir fermé jeudi les frontières du pays, la junte militaire les a réouvertes vendredi. En dehors des sanctions de l’Ua, il est probable que les Etats-Unis, l’Ue et d’autres partenaires prennent en urgence des sanctions contre la junte sous pression.