La Nouvelle Tribune

Cameroun : pas de nourriture et d’eau pour des familles fuyant les violences

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Fuyant les violences de la lutte contre la secte djihadiste Bko Haram qui fait rage dans le nord du Nigéria et dans le bassin du Lac Tchad, des familles sont « sans nourriture ni eau » au Cameroun a rapporté Toby Lanzer le Coordonateur humanitaire régional des Nations Unies au terme d’une mission d’une semaine à Yaoundé.

Il a déclaré que « Les familles qui ont fui la violence manquent désormais de nourriture et d’eau et sont confrontées à la malnutrition ». Plus graves, il a rapporté que ces familles ayant survécu à des « attaques brutales » et « souffrant de traumatismes profonds » sont à présent, « menacées par des épidémies mortelles telles que le choléra et la rougeole ». Dans l’extrême nord du Cameroun où s’est rendu M. Lanzer, les chiffres officiels font état de près de « 200.000 déplacés » parmi lesquels se trouvent 80.000 nationaux et 57.000 réfugiés nigérians installés dans le camp de Minawao.

Autant qu’ils sont, ils n’ont rien sur eux et sont dépendants des assistances humanitaires selon M.Lanzer. La coordinatrice humanitaire et résidente des Nations Unies au Cameroun, Najat Rochdi a souligné l’urgence d’un « engagement renouvelé de la part des acteurs du développement pour attaquer durablement les causes profondes de la vulnérabilité chronique et assurer la stabilité de la région ». Les priorités principales selon l’humanitaire de l’Onu, se résument à « distribuer les vivres et assurer l’accès aux services de santé et aux soins psycho-sociaux » afin de « sauver des vies et rendre la dignité aux personnes déplacées ».