La Nouvelle Tribune

Bradage de forêts africaines : Chine, Usa et UE mis en cause par Greenpeace

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A la 14ème édition du congrès Forestier mondial qui se tient à Durban en Afrique du Sud, Greenpeace, l’Ong internationale de défense de la protection de l’environnement a accusé la Chine, les Etats-Unis, l’Union européenne et les gouvernements des pays du Bassin du Congo d’entretenir le « commerce de bois illégal » dans cette région d’Afrique par leur inaction.

Selon Greenpeace Afrique, ces grandes puissances occasionnent la destruction de la deuxième plus grande forêt tropicale du monde à travers l’absence de prise de mesures concrètes afin de lutter contre  l’exploitation forestière illégale. Bien avant le Congrès de Durban, Michael O’Brien Onyeka, le Directeur exécutif de Greenpeace Afrique avait déjà souligné que la grande partie du bois exporté des pays du Bassin du Congo sont le produit d’exploitation illégale. Les statistiques sont ahurissantes. Au Cameroun cela représente 65% des bois exportés, 70% en République Démocratique du Congo et 90% dans le Congo Brazzaville voisin.

Très vorace, la Chine a «70% de l’ensemble des exportations africaines de bois en provenance du Bassin du Congo » selon le directeur de Greenpeace Afrique. Les deux autres puissances que sont les Etats-Unis et l’Union Européenne, malgré les législations qu’elles ont adoptées pour lutter contre le phénomène, laissent des firmes tapies sur leurs territoires, s’approvisionner en bois illégalement coupés. Il s’agit de la loi Lacey et le Règlement de bois de l’Ue qui sont allègrement violés. La Chine, les Etats-Unis et l’Ue étant les principaux acheteurs de bois illégalement coupés, Greenpeace Afrique a fait savoir à Durban, que le phénomène ne peut être enrayé sans leur contribution active. Et c’est à cela que l’Ong les a appelés.