La Nouvelle Tribune

Burundi : répression musclée lors d’une nouvelle descente anti-Nkurunziza

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Ça ne démord pas au Burundi. Les opposants à un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza sont encore descendus dans les rues de Bujumbura ce lundi matin après les affrontements meurtriers de dimanche qui ont fait deux morts. Des manifestants tués à balles réelles.

 Bravant les interdictions de rassemblement imposées par le pouvoir, les manifestants sont sortis par milliers pour répondre à l’appel des opposants au président Pierre Nkurunziza. Et comme dimanche, ils ont été dispersés par les forces de l’ordre, notamment la police anti-émeute et des militaires déployés dans la capitale.

Dans le pays, la tension est montée d’un cran depuis l’annonce samedi par le parti au pouvoir, du choix du président Nkurunziza comme leur candidat à l’élection présidentielle qui doit se tenir dans deux mois. Les partis de l’opposition et des organisations de la société civile burundaise avaient mis en garde contre l’annonce de la candidature du président Nkurunziza. Pour ces opposants, un tel choix serait une déclaration de guerre et ont-ils aussi prévenu, ils ne se laisseront pas faire. Mais sans se soucier du danger que cela représente pour le pays, les membres du Cndd-Fdd, ont choisi samedi dernier, Pierre Nkurunziza pour briguer un troisième mandat controversé qui viole les accords d’Arusha qui ont sorti le pays d’une décennie de guerre civile.

Le chef de l’Etat burundais ne veut visiblement rien entendre. La communauté internationale, les partenaires techniques et financiers du pays ont en vain appelé M. Nkurunziza à la raison. Avec une opposition à son troisième mandat qui ne fait que monter en puissance, on se demande si la répression armée des manifestants pourrait permettre au président burundais de concrétiser son ambition de ne pas quitter le pouvoir après 02 mandats.