La Nouvelle Tribune

Gabon : toute la richesse du sous-sol détenue par la France selon Mugabe

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Lors de son voyage en Afrique du Sud pour tisser des liens plus étroits avec son voisin du sud, accessoirement deuxième économie d'Afrique, Robert Mugabe s'est livré sur plusieurs sujets qui lui tiennent à coeur. Entre le développement économique et partagé avec l'Afrique du Sud de son pays, il a aussi, comme à son habitude, parlé de l'influence néfaste de l'impérialisme qui s'abat sur l'Afrique.

Et qui parle d'impérialisme parle aussi de puissances occidentales. C'est donc sans hésitation aucune qu'il s'est penché sur les relations entre l'Afrique et ses anciens colonisateurs dont la France, le Royaume Uni et l'Espagne entre autres. Mais Mugabe a surtout fustigé le lien qu'entretiennent la plupart des pays francophones avec les anciens colonisateurs. Pour lui ces pays ne sont indépendants qu'à moitié : «Certains ne contrôlent même pas leurs ressources naturelles. Allez au Gabon, toute la richesse du sous-sol est détenue par la France. C’est l’accord qui a été passé, et c’est la même chose dans la plupart des pays francophones. Ils découvrent du pétrole, c’est pour la France. Ils découvrent des diamants, c’est pour la France. Et les mineurs bien entendu français. Et qu’est-ce que vous obtenez en échange ? 12%, peut-être 15% des revenus ? Et c’est pour cela que ces pays sont victimes de tentatives de coup d’Etat l’un après l’autre. Mais malheureusement les Espagnols, les Français, tous sont derrière ces coups d’Etat» a t-il affirmé aux journalistes de RFI. 

Lire : Présidence de l’Ua : Mugabe, le choix qui passe ou qui casse

Une situation qui prévaut pour l'actuel président de l'Union africaine dans la plupart des pays francophones. Au Gabon et comme dans d'autres pays africains, il faut rappeler que certaines autorités du pays sont poursuivies dans des affaires de biens mal acquis et d'autres sont accusées depuis plusieurs années par l'opposition du pays de dilapider les ressources du pays.

Robert Mugabe a quant à lui inviter les pays africains à venir plutôt faire des affaires avec le Zimbabwe.