La Nouvelle Tribune

Terrorisme: «la France ne peut pas se substituer aux Africains», Laurent Fabius

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Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères était l’invité Afrique de Radio France Internationale (Rfi) ce lundi matin. Le patron de la diplomatie française est revenu sur les objectifs de son récent séjour de deux jours au Tchad, au Cameroun et au Niger dans le cadre de la recherche de solution contre la secte islamiste Boko Haram.

Le ministre Fabius est allé dire aux dirigeants de ces pays que stopper Boko Haram implique une mobilisation internationale. Ce qui passe par une résolution de l’Onu. Ladite résolution permettra de donner une légitimité internationale à toute intervention d’une force multinationale et facilitera sans doute la mobilisation de financement.

Parlant de lutte contre Boko Haram, certains observateurs se demandent pourquoi la France n’engage pas une intervention militaire directe comme ce fut le cas au Mali en 2013 contre les mouvements djihadistes du nord du pays. « En janvier 2013, la capitale, Bamako, allait tomber aux mains des terroristes, il n’y avait quasiment plus d’Etat au Mali. C’est en désespoir de cause que le président de la transition (Dioncounda Traoré) a appelé François Hollande » pour solliciter une intervention militaire express de la France, a rappelé Fabius. Qui pense que la question Boko Haram est différente de celle des djihadistes du  nord-Mali. Car, « Boko Haram est un mouvement extrêmement dangereux, mais il ne menace pas de prendre l’ensemble du Nigeria. (…) D’autre part, des Etats africains se mobilisent contre Boko Haram », justifie-t-il. Avant de déclarer plus loin que « la France ne peut pas se substituer aux Africains ». Même si, elle sera à leurs côtés.