La Nouvelle Tribune

Lybie : l'inquiétude déplacée de Valls

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Des larmes de crocodiles  et rien de plus. C’est ce à quoi se résume l’inquiétude exprimée du premier ministre français Manuel Valls à propos de la situation chaotique en Lybie. 

« Nous avons tous entendu des déclarations d’allégeance de groupes qui sont aussi bien au nord qu’au sud de la Lybie, déclarations d’allégeances à Daesh. Je ne sais pas si cela se traduit d’une manière ou d’une autre mais c’est un sujet d’inquiétude »  a déclaré à son arrivée au Tchad, le premier ministre français rapporté par l’Agence ecofin.  Et nous voilà en Face d’une France inquiète de la sécurité régionale et de  la résurgence  de groupes terroristes en Lybie.  Même si de Sarkozy à Hollande, les têtes ne sont plus les mêmes, il est difficile de croire que ce soient deux différentes France. Et les Africains ne sont pas si amnésiques pour oublier le rôle, combien déterminant, des dirigeants français dans le chaos en cours en Libye.   

Il est encore trop tôt.  Sans oublier l’intervention salutaire française au Mali, et bien que le contexte d’insécurité et de crises sanitaires, dans lequel se trouve le continent africain s’y prête, il apparaît indécent ce que fait le gouvernement de Valls et bien évidemment le président français Hollande. Leur « attachement » manifesté à l’Afrique n’est qu’une farce pour montrer aux Français que la politique extérieure française est offensive et gagnante bien qu’à l’intérieur ça sent la « déroute ».  Le Tchad  sinon Deby et la France, ce n’est qu’un secret de polichinelle,  sont des alliés séculiers dans cette horrible relation appelée la France-Afrique dont les séquelles sont encore bien présentes dans les capitales des anciennes colonies françaises.  Le gouvernement Valls sous prétexte d’être au chevet de l’Afrique, vient y négocier des contrats onéreux. Ce dimanche 23 novembre 2014, à Niamey, la principale raison évoquée pour la visite du chef du gouvernement français est la lutte contre le terrorisme. Mais nul n’est dupe, l’Uranium occupera les débats, Areva en difficulté.