La Nouvelle Tribune

Gabon : le Front de l’opposition déplore une violence démesurée sur ses militants

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Après la publication du livre de Pierre Péan, « Nouvelles affaires africaines », la marche organisée jeudi 13 novembre dernier par l’opposition gabonaise afin d’exiger du président de la république du Gabon, Ali « Bongo Ondimba » des explications sur son identité a dégénéré en heurt entre gendarmes et manifestants. 

Dans un communiqué du Front de l’opposition qui est parvenu à la Nouvelle Tribune, les opposants au pouvoir déplorent une répression violente sur leurs militants. « Tout le monde a été choqué de constater qu’alors même que la plainte était déposée au Tribunal, les forces de l’ordre continuaient d’agresser sauvagement nos sympathisants désarmés qui se sont retrouvés avec des hématomes et des blessures », indique le communiqué. Plus écœurant, selon le Front de l’opposition, un des jeunes marcheurs «brulé au 2ème degré se retrouve aujourd’hui à l’hôpital en traumatologie. Dans le même temps, poursuit-il, environ une vingtaine de jeunes gens ont été arrêtés par les gendarmes. Si on s’en tient au contenu du communiqué du Front de l’opposition cette violence est préméditée. Les forces de l’ordre qui sont venus empêcher la marche non autorisée par les autorités ont employé le gaz lacrymogène en réponse à des jets de pierres de marcheurs. Visiblement, ceux qui ont provoqué les gendarmes par les jets de pierres, selon le Front sont des saboteurs. « On a démasqué parmi les lanceurs de pierres des agents de police infiltrés dans nos rangs pour semer le désordre et les ont remis aux autorités » assure le Front. A en croire les opposants, le système en place ne se donne pas de mal à faire un usage disproportionné de la violence d’Etat face à des civils désarmés, infiltre des casseurs et intimide les journalistes indépendants. Tout ceci dans le but d’endiguer toute contestation.