La Nouvelle Tribune

Différend Caf-Maroc sur Ebola : l’arbitrage de l’Oms attendu

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La confédération africaine de football  (Caf) et le Maroc, pays hôte de la coupe d’Afrique des nations (Can) n’arrivent toujours pas à accorder leurs violons au sujet du moment idéal pour la tenue de l’édition 2015.

L’instance africaine de gestion de football a annoncé lundi, qu’elle n’est pas favorable à un report de l’épreuve comme le souhaite Rabat qui craint une importation du virus d’Ebola sur son sol. La Caf donne jusqu’au 08 novembre aux autorités marocaines pour revoir leur position et dire si oui ou non le Maroc accueille la compétition conformément au calendrier initial qui s’étend du 17 janvier au 08 février 2015. Pour Rabat dont la position est déjà clairement affichée, la Can doit être reportée au mois de juin.

L’Oms pour départager                      

La crainte de Rabat est-elle justifiée ? La Caf minimise-t-elle le risque sanitaire qu’elle fait courir  au Maroc ? La réponse devrait venir de l’Organisation mondiale de la santé qui est sensée mieux connaître la force de frappe de la pandémie d’Ebola qui effraie rien que par son évocation. Alors que les autorités de Rabat estiment qu’elles n’ont pas les moyens nécessaires pour faire face à un vaste contrôle sanitaire avec les milliers de spectateurs qui viendront de plusieurs pays et même de ceux touchés par le virus, la Caf croit que les dispositions sanitaires prises par le pays sont largement à même d’éviter toute introduction de cas d’Ebola. Dans ce cas où il est question de dispositifs sanitaires face à un mal redoutable, il n’y a que l’Oms pour situer et permettre aux férus du cuir rond de savoir ce qu’il en sera de la tenue du plus grand évènement sportif du continent africain. L’Oms restée jusque-là muette sur cette  guerre autour d’Ebola n’arrange rien. Puisque si la Caf décidait de retirer l’organisation de la compétition à Rabat pour l’attribuer à un autre pays – difficile à trouver  pour l’instant-, le risque de la propagation de l’épidémie sera toujours présent et la lutte que mène l’Oms et toutes les organisations pour contrer Ebola pourrait en pâtir.