La Nouvelle Tribune

Centrafrique : érosion fatale à la Séléka

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La Séléka perd des plumes. Déjà divisé après l’échec de la transition conduite par leur leader Michel Djotodia aujourd’hui retranché dans des lambris dorés au Bénin où il passe des jours heureux, l’ex groupe rebelle qui a chassé François Bozizé du pouvoir n’a plus la même force d’avant mars 2013. 

Dimanche, la naissance de l’Union pour la paix en Centrafrique (Upc), un nouveau parti politique créé par ses dissidents, est venue confirmer la fragmentation fatale de la Séléka. Et on peut dire sans se tromper qu’elle perd le combat de sa survie politique.

Parmi les pères fondateurs de cette nouvelle formation politique se trouve le capitaine Ahmad Nedjad, précédemment porte-parole de ce groupe qui en a pour beaucoup dans le malheur qui frappe le pays. Les signaux de cette érosion que subit la Séléka étaient déjà perceptibles au moment de la conférence de Brazzaville pour la paix en Centrafrique qu’avait organisé le médiateur Dénis Sassou Nguesso. La participation à ces échanges avait tôt fait de révéler à la face du monde  l’opposition des gros bonnets du mouvement. Certains, des sécessionnistes avaient opposé un refus catégorique à ces échanges,  arguant que la Centrafrique devrait