La Nouvelle Tribune

Législatives en Tunisie : c’est parti pour les campagnes

Espace membre

La lutte pour s’arracher le maximum des 217 sièges de l’Assemblée nationale a déjà commencé en Tunisie entre les différentes formations politiques du pays. Lancés en campagne depuis ce samedi 4 octobre 2014, jour de la fête de Tabaski, près de 3000 prétendants à la représentation nationale devront aller convaincre les potentiels électeurs  tunisiens évalués à plus de 5 millions et éparpillés sur 33 circonscriptions électorales.

Et pour ce faire les argumentaires doivent être bien travaillés. Surtout que le pays sort d’une longue crise politico-sociale due à la révolution du Jasmin qui a charcuté le régime de l’ancien dirigeant Zine El Abidine Ben Ali. D’anciens proches de celui-ci, sont également engagés dans la course pour siéger au parlement tunisien.

Nul doute que les différentes formations politiques articuleront leurs messages de campagne sur des questions clés d’économie, de justice, d’emploi, de sécurité sociale.

Ces élections législatives détermineront la nouvelle configuration que prendra l’échiquier politique nationale. Chaque formation politique veut donc avoir son mot à dire. Cependant, les grands favoris du scrutin, restent le parti islamiste  Ennahda et leur éternel rival  Nidaa Tounès.

Pour rappel, en 2011, c’est Ennahda dont le chef est  Rached Ghannouchi qui, avec 37% des suffrages exprimés,  est arrivé en tête des élections ayant conduit à la formation de l’Assemblée constituante.

Faut-il le noter, les législatives qui auront lieu le 26 octobre prochain, ouvriront la voie à la présidentielle très attendue du 23 novembre auquel prendra part, le Président Moncef Marzouki, candidat à sa propre succession.