La Nouvelle Tribune

Affaire enrichissement illicite de Karim Wade : la défense dénonce l’incompétence de la CREI

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Le jour 2 du procès de Karim Wade, fils de l'ex-président sénégalais Abdoulaye Wade accusé d'enrichissement illicite, n’a pas été  de tout repos. A la reprise ce lundi après l’ouverture du procès jeudi, c’est à l’exercice de la dénonciation de l’incompétence de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI), une juridiction spéciale chargée de connaître de l’Affaire, que la défense s’est adonnée.

«Vous ne pouvez pas juger Karim Wade. Vous êtes radicalement incompétents » a lancé un des avocats conseils de Karim, Me El Hadji Amadou Sall  qui rejoint son collègue Me Ciré Clédor Ly. Selon celui-ci, le fils de l’ancien président doit être "jugé par la Haute cour de Justice" étant donné qu’il est un ancien ministre et que les faits qui lui sont reprochés remontent à la période où il exerçait en cette qualité de membre du gouvernement de son père.

Ces arguments avancés par la défense ont été balayés du revers de la main par le procureur spécial de la CREI, Alioune Ndao qui a rétorque « les arguments pour nous attirer vers la Haute cour de justice ne peuvent pas prospérer ». Et à son avis, la Cour de répression de l'enrichissement illicite CREI, Alioune Ndao.  Pour lui, la CREI a les compétences requises  pour connaître de cette affaire qui sera gravée dans les annales de l’histoire du Sénégal.

A 45 ans, Karim Wade  en détention préventive depuis avril 2013, est poursuivi  pour enrichissement  illicite avec une fortune estimée à 178 millions d'euros. Une  somme qui selon l’accusation est bien cachée dans des paradis fiscaux, dont Monaco et Singapour. Sa défense assure que près de la moitié de cet argent correspond à un compte à Singapour qui ne lui appartient pas et sa richesse gagnée pour l'essentiel quand il était trader en Europe avant de travailler auprès de son père, est d'environ deux millions d'euros.