La Nouvelle Tribune

Centrafrique : l'Onu trouve des preuves accablant Séléka et Anti-Balaka

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«Des preuves sérieuses prouvent que des individus dans les deux camps ont commis des crimes violant les lois humanitaires internationales ainsi que des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité». C’est ce qu’apprend un rapport rendu jeudi, par la commission d'enquête internationale mise en place par le secrétaire général Ban Ki-moon en janvier pour identifier les auteurs de crimes graves dans le conflit en Centrafrique. 

Même si la commission d’enquête écarte la thèse de nettoyage ethnique ou de génocide au stade actuel, elle indique dans son rapport que « si la communauté internationale ne réagit pas rapidement avec détermination en envoyant davantage de forces de maintien de la paix en Centrafrique, nous pourrions rapidement faire face à une situation se détériorant, qui pourrait conduire à un nettoyage ethnique ou à un génocide ». Dans un peu moins de 90 jours, 12.000 casques bleus seront en mission de pacification dans le pays conformément à la décision du conseil de sécurité de l’Onu qui a voté la résolution de leur envoi en terre centrafricaine en septembre prochain pour prendre le relais de 2.000 soldats français et 6.000 soldats de l'Union africaine. La situation du pays est des plus chaotiques depuis l’arrivée au pouvoir des Séléka amenés par Michel Djotodia qui ont chassé le président François Bozizé, avant d’être à leur tour obligés de délaisser le pouvoir remis à la présidente Catherine Samba-Panza, elle aussi, visiblement dépassée par l’ampleur du désastre.