La Nouvelle Tribune

Expulsions des Congolais : l’Onu somme Brazzaville de cesser

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Les expulsions de Kinois du Congo Brazzaville doivent cesser et ce, immédiatement. C’est ce que le chef de la mission de l'Onu en République démocratique du Congo (Rdc), Martin Kobler, et la représentante spéciale des Nations unies sur la violence sexuelle dans les conflits armés, Zainab Bangura, ont réclamé des autorités de Brazzaville. Une « grave crise humanitaire » a déjà commencé avec l’ampleur des expulsions a alerté l’Onu.

Ils sont « plus de 130 000 citoyens de Rdc » expulsés du Congo voisin  selon un bilan de la Mission de l'Onu en Rdc (Monusco) et des autorités de Kinshasa. Et si les Nations-Unies réagissent maintenant, sept semaines après le début de cette vague d’expulsion qui a commencé le 4 avril par une opération dénommée la gifle des aînés, c’est parce que le chef de la Monusco, Martin Kobler  en visite à Kinshasa vendredi dernier, a été   « choqué » par les conditions de vie de  3 000 Congolais expulsés de Brazzaville dans un camp de transit de Maluku, situé dans la banlieue de Kinshasa.

« J’ai demandé aux autorités de la République du Congo d’arrêter immédiatement les expulsions massives » a-t-il dit sur Rfi. C’est naturellement, précise-t-il, « le droit souverain de chaque pays de traiter les étrangers mais cela doit correspondre au standard international. Ces expulsions n’y correspondent pas et c’est pourquoi elles doivent être arrêtées ». A l’instar des Nations-Unies, l’Union européenne avait aussi affirmé sa désolation durant le week-end.  « Si les violations des droits de l’homme se confirment, elles seront réprimées », a averti le représentant résident de l’Ue.

Situation choquante

La représentante spéciale de l'Onu sur les violences sexuelles, Zainab Bangura  a de son côté, insisté sur des cas choquants de  viols et de noyades rapportés par des dizaines d’expulsés. Elle a, par le biais d’un communiqué, enjoint les autorités de Brazzaville de mettre fin à ces expulsions et que des enquêtent s’ouvrent sur les témoignages de viols et de noyades dont elle a fait mention.