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Ukraine : à l'Onu, dialogue de sourds entre Russes et Occidentaux

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En Ukraine, on en est finalement arrivé aux armes. Samedi 12 avril, des milices pro-russes ont pris le contrôle de la ville de Slaviansk à l’est de l’Ukraine. Ces milices ont érigé des barricades dans la ville. Le lendemain, dimanche, c’est Marioupol, ville frontalière, qui tombe sous le contrôle des séparatistes pro-russes qui assiègent le bureau du maire.

Ce même dimanche, les autorités ukrainiennes ont haussé le ton. Elles lancent sur Slaviansk une «opération anti-terroriste ». Tout le monde sait que cette situation est le prolongement du bras de fer Occident-Russie, via l’Ukraine. Le Conseil de sécurité de l’Onu se réunit alors en urgence. La réunion débute à 02 h et dure jusqu’au petit matin. Occidentaux et Russes ont passé le temps à se rejeter la responsabilité de la situation. « L’Ukraine fait face à une attaque terroriste de grande envergure orchestrée par la Russie. Nous demandons à nos partenaires russes de cesser immédiatement de nuire à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine », a tempêté Iouri Sergueiev, ambassadeur de l’Ukraine à l’Onu. Il est soutenu par les ambassadeurs de la Grande Bretagne et des Etats-Unis. « La Russie cherche à imposer sa volonté au peuple d’Ukraine en utilisant désinformation, intimidation et agression, c’est totalement inacceptable », a martelé le britannique Mark Lyall Grant. Selon l’américaine Samantha Power, seule la Russie est capable de ce qui se passe dans l’Est de l’Ukraine. Elle a estimé que les évènements qui s’y déroulent actuellement sont une copie conforme des tactiques utilisées par les forces russes dans les premières étapes de la crise en Crimée.

« C’est l’Occident qui déterminera si la guerre civile en Ukraine peut être évitée », a lancé pour sa part l’ambassadeur russe à l’Onu, Vitali Tchourkine. « Le sang a déjà été versé et il faut éviter d’urgence une nouvelle escalade », a-t-il ajouté. Demandant aux Occidentaux de mettre la pression sur les autorités ukrainiennes pour qu’elles « cessent d’utiliser la force contre le peuple ukrainien et entament un véritable dialogue. » Normalement, une réunion est prévue ce jeudi à Genève, Suisse, entre la Russie, l’Ukraine, les Etats-Unis et l’Union européenne. Cette réunion est « menacée si les opérations militaires commencent dans l’est de l’Ukraine », a averti l’ambassadeur russe.