La Nouvelle Tribune

Distribution d’armes aux jeunes au Burundi : le gouvernement Nkurunziza nie les faits

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Au Burundi le camp présidentiel ne reconnait pas les accusations du Bureau des Nations-Unies au Burundi qui affirme, dans un document confidentiel que des armes ont été distribuées aux jeunes de la Ligue des jeunes du parti au pouvoir, le CNDD-FDD. Le porte-parole du président Nkurunziza, Willy Nyamitwe est monté au créneau pour apporter un démenti formel.

Malgré l’existence d’un document qui, selon les Nations-Unies, atteste la remise effective d’armes à des jeunes pro-Nkurunziza. Ce rapport dit-il, est basé sur « des éléments non fondés, il n’y a aucune preuve ». Contrairement à ce qui est dit dans le rapport, le porte-parole apprend que c’est le gouvernement qui a invité les populations à déposer les armes. Selon le bilan de cette initiative qu’il a présenté « Près de 100 000 armes ont été déposées volontairement par la population suite à l’appel du Président. »

Au moment où les accusations accablent le pouvoir, le président Nkurunziza, aux dires de son porte-parole, a ordonné la prorogation du dépôt des armes sur une période de grâce de trois mois.

Willy Nyamitwe est également revenu sur les arrestations d’opposants, notamment du Msd dont le président a pris la clé des champs. Pour lui les arrestations ordonnées par la justice burundaise, ont eu lieu à la suite de la découverte d’un plan de déstabilisation par la police burundaise.

Le gouvernement burundais semble craindre le retour des vieux démons. « Il y a toujours eu des destitutions sanglantes dans le passé mais c’est la première fois qu’en 2005 et 2010 les élections ont lieu sans violences. Autrefois, les membres élus étaient tués comme en 1961 ou 1965 et 1993, lorsque le premier Président élu démocratiquement fut assassiné deux mois après son arrivée au pouvoir » a rappelé le porte-parole du président burundais très décrié par l’opposition.