La Nouvelle Tribune

Centrafrique : le Tchad ne veut plus participer militairement à la pacification du pays

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Dans un communiqué laconique, le Tchad a décidé de retirer ses troupes de la Centrafrique, pays dans lequel il était engagé pour la réconciliation et la pacification à travers la mission internationale présente dans le pays, la MISCA. « (...) Le Tchad, après avoir informé la Présidente de la Transition Centrafricanie, la Présidente de la Commission de l'Uniona Africaine et le Secrétaire général des Nations Unies, décide du retrait du contingent tchadien de la MISCA (...)» peut-on lire dans le communiqué.

Le retrait du Tchad est un coup dur porté à la mission internationale présente dans le pays. En effet, le Tchad par son armée expérimentée faisait le poids parmi tous les contingents présents à Bangui et dans les autres villes en proie aux violences interreligieux. Le rôle des militaires d'Idriss Déby s'est accru en Afrique ces deux dernières années avec l'intervention au Mali en appui aux forces françaises et en Centrafrique dès les premières violences. Bien qu'elle «réitère sa solidarité à la République soeur de la Centrafrique,» le Tchad ne s'investira plus militairement, en tout cas jusqu'à nouvel ordre. En cause, les accusations portées contre le Tchad et ses ressortissants qui sont accusés, notamment par les milices anti-balaka (chrétiennes) de soutenir les anciens rebelles de la Séléka.