La Nouvelle Tribune

Crise politique au Burkina Faso : majorité et opposition se séparent dos à dos

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À peine commencées, les discussions qui devraient amener majorité et opposition burkinabé à s’entendre ont pris fin ce lundi. Selon le groupe de médiation, les deux parties n’ont pu trouver un terrain d’entente et se sont quittés en queue de poisson.

La pomme de discorde entre la majorité et l'opposition burkinabé se trouve être l’idée d’une éventuelle modification de la constitution qui permettra au chef de l'Etat Blaise Compaoré de se représenter à la présidentielle de 2015. Le groupe de médiateurs a déclaré dans un communiqué que l'opposition a, avant l’ouverture des discussions, réclamé "un mandat du président du Faso" investissant la majorité du pouvoir de négociation mais celle-ci a estimé que ce n’était pas nécessaire.

C'en était assez pour mettre fin aux discussions avant qu’elles ne commencent. A la tête du pays des hommes intègres depuis 26 ans, Blaise Compaoré avait en décembre, émis l'idée d'un référendum pour modifier l'article 37 de la constitution, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels et l'empêche de se représenter. Cela a dès le départ suscité une mobilisation d’environ 100.000 personnes, selon l'opposition, dans les rues de Ouagadougou le 18 janvier qui ont manifesté leur désapprobation.