La Nouvelle Tribune

Dialogue à Djibouti : l’opposition veut une preuve écrite des engagements du président

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Dans l’optique de sortir le Djibouti de la crise politique générée par la contestation des élections de février 2013, le président Ismaïl Omar Guelleh a reçu le 1er février 2014, Adan Mohamed Abdou, le vice-président de l'Union pour le salut national (USN).

Au cours de la rencontre la coalition de l’opposition a obtenu du chef de l’Etat des engagements oraux, mais elle souhaite que ces engagements soient écrits. Si l’opposition djiboutienne salue l’instauration du dialogue entre le pouvoir et la coalition USN, elle ne redoute pas moins que ce dialogue puisse servir juste d'argument de façade. En effet, l’opposition craint que le chef de l’Etat se serve de cette rencontre pour se refaire une image auprès de la communauté internationale, à l'approche du sommet Afrique-Europe, prévu pour début avril 2014.

L’opposition ne veut donc pas se laisser prendre à un marché de dupe, raison pour laquelle elle réclame des engagements écrits du président de la République. D’après l’USN, Ismaïl Omar Guelleh s’est engagé pour des réformes démocratiques. Mais sans engagements écrits, il n’y a pas de raison de considérer qu’il y a eu dialogue, a fait savoir Maki Oumed Gaba, un représentant de l’USN, au micro de Radio France Internationale.