La Nouvelle Tribune

Rdc : l’Onu combat de présumés rebelles ougandais

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Les présumés rebelles ougandais qui s'étaient emparés de la ville de Kamango, dans l’est de la République démocratique du Congo ont reçu la visite surprise et musclée de la Mission de l’Onu en Rdc (Monusco).

Selon un officier supérieur de la Monusco, la mission a pilonné des positions des rebelles ougandais qui ont assiégé la ville de Kamago dans la matinée de ce mercredi.

Kamago n’est pas restée longtemps aux mains des rebelles ougandais.  Aidé des hélicoptères sud-africains de la brigade d’intervention de l’Onu, les Fardc ont reconquis Kamango la ville dans l’après-midi.

Les rebelles ougandais, selon l’officier, appartiennent  aux  Forces alliées démocratiques-Armée nationale pour la libération de l’Ouganda (Adf-Nalu). Dans la région de Kamango, des affrontements ayant opposé l’Adf-Nalu à l’armée congolaise en juillet, ont coûté la vie à plusieurs personnes et d’autres se sont réfugiées en Ouganda où des bâtiments publics avaient été pillés.

Contrairement à l’officier, un habitant de Kamango  a affirmé que « ce ne sont pas les Adf-Nalu qui ont attaqué Kamango ». Selon cet habitant, ce sont des militaires Ougandais. «Deux cadavres d’officiers » témoigne-t-il ont été conduits en direction de «Butogho, en Ouganda ». Une femme libérée après l’intervention de la Monusco a  reconnu des militaires ougandais.

L’opération risque d’accouchée d’un massacre contre des civils. Les assaillants ont été identifiés en direction de  la localité de Nobili située à la frontière avec l’Ouganda, où se sont réfugiés plus de 150.000 personnes.  En prévision à des massacres M. Katalito a demandé « couloir humanitaire » car dit-il, la majeure partie de ceux qui ont fui sont entassés dans une école primaire, les autres restent à la belle étoile.

Le mouvement rebelle Adf-Nalu a élu son QG dans le nord du Nord-Kivu.  Il est uniquement constitué d’islamistes avec à leur tête Jamil Mukulu, un chrétien converti à l’islam. Les États-Unis ont placé l’Adf-Nalu sur leur liste d’organisations terroristes dès 2001 et Jamil Mukulu est visé par des sanctions de l’Onu depuis 2011, et de l’Union européenne depuis 2012.