La Nouvelle Tribune

Soudan du Sud : Obama emploie un ton menaçant

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"Je peux prendre de nouvelles mesures pour assurer la sécurité des citoyens, du personnel et des biens américains, dont notre ambassade, au Soudan du Sud", a déclaré ce dimanche, le président américan Barack Obama qui avait plus tôt, ordonné le renforcement du contingent américain à Juba.

Samedi, des appareils envoyés pour des opérations d’évacuation de citoyens américains du Soudan du Sud ont essuyés des tirs d’inconnus et le bilan était de quatre soldats américains blessés. Dans cette même journée le président Barack Obama avait mis en garde la faction rebelle de Riek Machar contre tout accaparement du pouvoir par la force. « Toute tentative de s'emparer du pouvoir par des moyens militaires aura pour conséquence la fin du soutien de longue date des Etats-Unis et de la communauté internationale au Soudan du Sud » a-t-il dit. Une opération aérienne conjointe de Washington et de l’Onu a permis d’évacuer plusieurs ressortissants américains et d’autres pays de Bor où les violences se font récurrentes. Après des décennies de guerre d’indépendance avec Khartoum, Juba sombre dans des conflits ethniques qui opposent les Dinkas du Président Kiir et les Nuers Riek Machar. Ce dernier a lancé les hostilités et a actuellement la main mise sur une partie de l'Etat-clé d'Unity, qui est le réservoir des ressources pétrolières du pays. Ses forces disputent la région avec celle de la Spla. A Bentiu, la capitale de l'Etatd'Unity située à 1.000 km au nord de Juba, des cadavres abondent les rues. Les violences sont montées d’un cran depuis la chute de la ville, provoquée par la défection d'un commandant de l'armée régulière sud-soudanaise, la Spla. Le président Salva Kiir a tendu la main à son rival Riek qui réclame son départ. Mais rien ne présage d’un dégèle de la tension qui s’est emparée du pays.