La Nouvelle Tribune

Formation continue des avocats à Niamey : le Cifaf pour une Justice de qualité au Niger

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Après Kigali en décembre 2012, le Centre International en Afrique pour la Formation des Avocats Francophones (Cifaf) a lancé hier une formation continue des avocats à Niamey, au Niger. La cérémonie d'ouverture de cette formation, qui s'est déroulée au Palais des Congrès de cette ville, a connu la présence du ministre de la Justice du Niger, Marou Amadou, de la Bâtonnière de l'Ordre des Avocats du Niger, Me Assatou Zada, et de Jacques Migan, Directeur du Cifaf. Niamey accueille, depuis hier, la 2è formation continue du Cifaf.

Organisée à l'intention des avocats, elle réunit aussi bien ceux du Niger que des pays limitrophes, comme le Mali et le Burkina Faso. Mais Niamey n'a pas été choisi au hasard. En 2012, le pays a organisé ses Etats Généraux de la Justice. Le diagnostic fait par les acteurs du secteur, convoqués à cette assise, portait sur deux points névralgiques : manque de moyens (humains, matériels et financiers) et absence de formation continue, pour permettre aux acteurs de renforcer leurs connaissances dans le domaine. Le Barreau du Niger a fait siennes ces préoccupations. Aussi a-t-il décidé, profitant de son 25è anniversaire, de contribuer à cette Justice de qualité. Hier à la tribune du Palais des Congrès de Niamey, le Bâtonnier Jacques Migan, Directeur du Cifaf, a affirmé que : «Cette session de formation sera prioritairement axée sur les modules portant sur la déontologie, la pratique professionnelle et le droit processuel. Ces enseignements seront dispensés par les Bâtonniers en exercice, les anciens Bâtonniers du Niger et de la sous-région, ainsi que par les magistrats dont l'expérience en la matière est avérée». Et pourquoi une formation continue ? Et quels en sont les enjeux ? «En fait, la formation continue, qui est une obligation déontologique pour les avocats inscrits aux barreaux de la plupart des pays du Nord, permet de renforcer leur pratique, quelle que soit leur expérience, ainsi que leur aptitude, dans l'intérêt de la mission de service public dont ils sont chargés auprès des juridictions. La formation continue permet de renforcer la pratique des avocats, afin de mener à bien la mission de conseil et d'assistance qu'ils assument, envers les Etats, les institutions et les particuliers. La formation continue est indispensable, au regard de la mutation et de l'évolution permanente de notre Droit moderne, tant dans ses formes normatives que dans ses applications jurisprudentielles et doctrinales.» Précise Me Migan. Le Garde des Sceaux du Niger, Marou Amadou et Mme Assatou Zada, Bâtonnière de l'Ordre des Avocats du Niger, ont tous salué cette initiative du Cifaf.