La Nouvelle Tribune

Nucléaire : la capacité de la Syrie à produire des armes chimiques neutralisée

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La Syrie ne pourra plus produire d’armes chimiques. En tout cas, pas jusqu’à nouvel ordre. C’est du moins ce qu’il ressort d’une déclaration faite ce jeudi 31 octobre par le porte-parole de l’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques (Oiac) ;

prix Nobel de Paix 2013. Le 27 septembre dernier, le Conseil de sécurité a pris une résolution sur la Syrie. Première résolution sur la crise armée qui secoue le pays depuis mars 2011. Il s’agit de la résolution 2118 qui encadre le démantèlement des armes chimiques syriennes. Une mission mixte d’inspecteurs de l’Oiac et des Nations Unies a pour charge de mener cette opération de démantèlement. Objectif assigné : destruction intégrale de tout l’arsenal chimique syrien au plus tard le 30 juin 2014. En attendant l’atteinte de cet objectif global, les inspecteurs de l’Oiac et des Nations Unies avaient pour mission de procéder, au plus tard le 1er novembre, à la « destruction fonctionnelle des capacités de production déclarées de la Syrie ».

1000 tonnes d’agents chimiques mis sous scellés

A vingt-quatre heures de cette échéance, on peut considérer que l’objectif à court terme est atteint. « On a neutralisé la capacité des autorités syriennes à produire des agents chimiques soit à les mélanger et les assembler dans des munitions », a déclaré ce jeudi 31 octobre Christian Chartier, porte-parole de l’Oiac. Sur les 23 sites déclarés par Damas, les experts de l’Oiac en ont inspecté 21 sur lesquels ils ont procédé à la destruction des « éléments critiques des installations » puis les ont « neutralisés». Et quand est-il des deux autres sites non inspectés ? « Ces deux sites sont abandonnés et nous avons eu des preuves que les éléments qui s’y trouvaient avaient dans l’intervalle été transférés vers d’autres sites qui eux ont bien été inspectés et ont été détruits », rassure Christian Chartier. Qui a ajouté que tous les stocks « d’agents chimiques » et « d’armes chimiques » de la Syrie ont été placé sous des « scellés impossibles à briser ». Pour être plus concret, l’Oiac parle de 1000 tonnes d’agents chimiques et de 290 tonnes d’armes chimiques.