La Nouvelle Tribune

ONU : les pays arabes invitent l'Arabie Saoudite à faire volte-face

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Véritable coup de massue, le refus de siéger de l'Arabie Saoudite après son élection au conseil de sécurité de l'Onu, est une première dans l'histoire. Dans un communiqué, le groupe des pays arabes aux Nations-Unies a invité Riyadh à revoir sa position.

Selon le communiqué, les représentants du groupe de pays arabes reconnaissent que la décision de refus de siéger de l'Arabie Saoudite doit être comprise et respectée. Cependant, ils estiment que Riyadh devrait accepter son siège au Conseil de sécurité et poursuivre sa brave mission de défense des intérêts arabes, spécialement au niveau du Conseil de sécurité. «En cette période importante et historique, l'Arabie Saoudite est un porte-voix du monde arabe et musulman, notamment de la région du Moyen-Orient" ont indiqué les émissaires arabes dans ce communiqué.

Cette décision de Riyadh a surpris la communauté internationale. Cela semble être prémédité. L'élection de l'Arabie Saoudite au conseil de sécurité est intervenue après que le pays ait fait une bonne campagne. Son élection de jeudi à l'Assemblée générale de l'Onu n'étant pas un fait de hasard, le refus affiché vendredi, au lendemain de cette élection paraît également comme une prise de position stratégique. Le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que son refus de siéger au Conseil de sécurité de l'Onu sera maintenu jusqu'à ce que le CS soit réformé pour remplir efficacement ses fonctions et ses missions de maintien de la sécurité et de la paix dans le monde. L'Arabie Saoudite s'insurge contre l'inconstance des Etats-Unis dans la résolution de la crise syrienne. La maison blanche avait pris une sérieuse option d'intervention militaire en Syrie avant de revirer sous prétexte que Bachar est devenu docile.

Si la position de Ryadh est maintenue, l'Assemblée générale devra procéder au remplacement de l'Arabie Saoudite par un autre pays. Reste à savoir si ce pays sera du groupe des pays arabes aux Nations-Unies. Si cela n'était pas le cas, l'Arabie Saoudite aurait empêché le groupe de dire son mot pendant les deux prochaines années que durera le mandat des 7 nouveaux membres élus.