La Nouvelle Tribune

Centrafrique : la population est prise au piège d’après CICR

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Dans son communiqué de presse publié le 20 septembre 2013, le Comité International de la Croix-Rouge (CICR)  s’est préoccupé de la situation en République centrafricaine et ses conséquences sur le plan humanitaire pour la population victime de récentes hostilités dans le nord-ouest, plus précisément à Bossangoa et Bouca.

« Les civils sont les premières victimes de la violence. Il est prioritaire de soigner les blessés et d’assister les familles dont les habitations ont été brûlées ou pillées. Il faut également enterrer les morts qui gisent parfois à l’abandon », explique Stefan Bigler, chef d’une équipe du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui a pu se rendre dans la ville de Bouca le 12 septembre.

D’après le CICR, toute la population se trouve pour le moment dans la brousse. « Les gens ont fui laissant tout derrière eux. Ils se sont réfugiés dans la brousse, chez des parents ou encore dans une enceinte religieuse », a-t-il ajouté avant de préciser que le CICR a évacué par avion 13 blessés graves de Batangafo vers l’hôpital de référence de Bangui. Et en l’espace d’une semaine, 30 dépouilles ont été prises en charge par des volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine, afin de procéder à leur identification et inhumation.

La plupart des centres de santé sont fermés et la population dépend presque exclusivement de l’aide humanitaire. « Loin de la capitale, l’accès aux soins est extrêmement difficile et les besoins sont immenses ! » ajoute Bonaventure Bazirutwabo, coordonnateur santé du CICR. L’accès aux victimes est également entravé par la violence qui prévaut dans certaines zones. Des affrontements sur la route qui mène à Bossangoa ont retardé de plusieurs jours l’arrivée des équipes du CICR.

« Toutes les personnes impliquées doivent s’abstenir de tout acte de violence à l’égard des civils ainsi que du personnel et des structures médicales », déclare Georgios Georgantas, chef de la délégation du CICR à Bangui. « Il est essentiel que la sécurité des organisations humanitaires soit assurée afin que nous puissions avoir accès à toutes les victimes et leur porter assistance. C’est une question de survie pour la population», a-t-il martelé.