La Nouvelle Tribune

Tensions entre le Burkina Faso et la RDC

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Le mouvement qui a fait partir l'ancien président burkinabè, Blaise Compaoré n'est pas du goût de tout le monde. En effet, certains gouvernements africains ne voient pas d'un très bon oeil tout journaliste qui leur rappelle ce moment heureux pour la majorité des Burkinabè, mais visiblement pas très heureux pour eux.

Interrogé par un journaliste de RFI quant à un probable effet "Burkina" au Congo, le ministre congolais chargé des Relations avec le Parlement, Tryphon Kin-Kiey Mulumba avait répondu de manière sèche taclant le pays des hommes intègres par la même occasion : «C’est quoi le Burkina Faso ? Ce n’est pas un pays qui a la taille du Congo ; c’est un pays qui n’a que deux ethnies. Le Congo en a 400, c’est différent »

Une déclaration qui n'a pas été du goût du Burkina Faso qui a dénoncé un manque de courtoisie de la part du ministre indélicat. «Cette sortie témoigne de la méconnaissance de notre pays, et de la méprise des enjeux des relations entre les deux Etats par le ministre congolais chargé des Relations avec le Parlement. Le Burkina Faso n’est en aucune façon lié, ni aux événements politiques en cours en République Démocratique du Congo, ni à l’interview sur lesdites ondes».

Pour le moment pas de réaction officielle de la RDC. Rappelons qu'il y a de cela quelques mois, des représentants de la société civile burkinabè et sénégalaise avaient été refoulés du pays de Kabila, au motif qu'il pouvait créer un trouble à l'ordre public. Il avait été également dénoncé le fait qu'ils aient été financés par des groupes de pression étrangers. Lire ci-dessous le communiqué du gouvernement du Burkina Faso

SORTIE DU MINISTRE CONGOLAIS DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT: Le Gouvernement condamne des propos inamicaux

Lors d’une interview diffusée, le jeudi 13 août 2015, sur les ondes de Radio France Internationale (RFI), Monsieur Tryphon Kin-Kiey Mulumba, Ministre congolais chargé des Relations avec le Parlement, a tenu des propos peu courtois et inexacts sur le Burkina Faso.

A la question d’un journaliste de cette radio, sur la soif d’alternance de la jeunesse africaine, qui pourrait susciter « un effet Burkina au Congo Kinshasa », le ministre congolais a répondu : «C’est quoi le Burkina Faso? Ce n’est pas un pays qui a la taille du Congo ; c’est un pays qui n’a que deux ethnies. Le Congo en a 400, c’est différent ».

Cette sortie témoigne de la méconnaissance de notre pays, et de la méprise des enjeux des relations entre les deux Etats par le ministre congolais chargé des Relations avec le Parlement.

Le Burkina Faso n’est en aucune façon lié, ni aux événements politiques en cours en République Démocratique du Congo, ni à l’interview sur lesdites ondes.

Face à de tels propos inamicaux et inexacts, le Gouvernement de la Transition élève une vive protestation et estime que cette attitude, regrettable, n’est pas de nature à consolider les relations d’amitié et de fraternité qui existent depuis longtemps entre nos deux pays.

Le Service d’information du Gouvernement