La Nouvelle Tribune

Nigéria : l'armée dénonce la diffusion de fausses informations de massacre

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L'information diffusée par la presse européenne selon laquelle 150 personnes auraient été tués dans l'extrême nord-est du pays serait fausse. C'est ce que rapporte l'armée nigériane qui dénonce une fausse information. D'après la presse occidentale, 150 personnes auraient été tués dans la ville de Kukuwa-Gari, dans l'état de Yobé, dans une attaque de Boko Haram. Ce massacre n'aurait pas été signalé à temps, toujours d'après ces médias, parce que le groupe terroriste aurait détruit les moyens de communication juste avant leur forfait. 

Une information que rejettent les responsables de l'armée, pour qui aucun élément ne permettrait de confirmer de tels propos. D'après un responsable de l'armée, dont les propos ont été rapportés par la presse nigériane, un plan d'attaque de la ville de Kukuwa-Gari avait été intercepté par les forces de l'ordre, qui ont immédiatement débarqués dans les alentours pour empêcher les insurgés de passer à l'action. A l'issue des échanges de tirs, du matériel militaire appartenant aux combattants ont été saisis. L'armée a pour finir demandé à la presse d'une manière générale de faire un effort de vérification avant diffusion.

Cette information a ravivé les critiques contre les médias occidentaux sur les réseaux sociaux, et dans les milieux panafricanistes. D'aucuns dénonçant la volonté de montrer le groupe terroriste dans une posture forte, alors qu'il est affaibli. Il ya quelques jours déjà, plusieurs observateurs remettaient en cause la bande sonore attribuée à Abubakar Shekau; les plus modérés affirmaient que même s'il s'agissait de lui, le simple fait de ne pas enregistrer une vidéo comme il en avait l'habitude démontre qu'il est sérieusement affaibli. Une guerre médiatique qui ne fait que commencer.