La Nouvelle Tribune

Gabon : Maixent Accrombessi libéré suite à des pressions diplomatiques?

Espace membre

La nouvelle avait ébranlé la toile gabonaise. Maixent Accrombessi, le tout puissant directeur de cabinet du président Ali Bongo avait été interpellé puis placé en garde à vue en France, alors qu'il s'apprêtait à rejoindre le Gabon. 

On imagine alors la colère qu'a dû piquer son employeur, en la personne d'ABO, acronyme donné au fils d'Omar Bongo. Toujours est-il que, dans la soirée, Maixent Accrombessi a été libéré et d'après les dernières informations devrait fouler le sol gabonais dans la journée du mardi. On en sait en tout cas un peu plus sur les raisons de son interpellation. D'après les médias français, l'affaire remonte à 2005; lors de la signature d'un contrat entre une société française de confection de tenue militaire (Marck) et le Gabon. 

Les autorités judiciaires françaises soupçonnaient donc l'officiel gabonais d'origine béninoise d'avoir trempé dans une affaire de corruption et blanchiment d’argent public étranger dans le cadre de ce contrat. Son immunité, toujours selon les médias français avait été levée. Mais n'empêche, du côté du Gabon, la presse parle plutôt de pressions diplomatiques de haut niveau venant du Gabon. L'ambassadeur gabonais en France aurait même joué des coudes pour faire libérer M. Accrombessi.

Lire Gabon : Maixent Accrombessi en garde à vue à Paris

Rappelons que sous la président du défunt Omar Bongo, le Gabon avait eu à faire pression sur la France en demandant le limogeage de certains officiels français. Une répétition de l'histoire n'est donc pas à exclure, vu les liens commerciaux mais surtout stratégiques qu'entretient le pays avec son ancien colonisateur. Toutefois, du côté de la France, ce serait plutôt une procédure normale qui a conduit à sa relaxation.

A l'époque des faits, Ali Bongo n'était pas encore président de la République, mais officiait comme ministre de la défense. Son ministère était donc directement concerné par ledit contrat. Maixent Accrombessi de son côté était son proche collaborateur. Selon son avocat, cette affaire ne va pas entacher sa fonction au sein du cabinet présidentiel gabonais.