La Nouvelle Tribune

Guillaume Soro : « Je ne pense pas comparaître à la CPI »

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Il est formel. Guillaume Kigbafori Soro, le président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire et ancien chef rebelle ivoirien n’entend pas comparaître un jour devant la Cour pénale internationale (CPI). L’ancien premier ministre des présidents Laurent Gbagbo et Alassane Dramane Ouattara l’a fait savoir ce mardi 16 juin 2015 lors d’une conférence de presse qu’il a animée au Palais des congrès à Cotonou au Bénin.

Répondant à une question relative à sa probable comparution devant la justice internationale, l’ancien chef rebelle a dit ne pas savoir pour quelles raisons il serait un jour entendu par un magistrat de la CPI. « Pourquoi voulez-vous que tous les Ivoiriens soient transférés à la CPI ? », a interrogé le chef du Parlement ivoirien avant de faire remarquer qu’« En Côte d’Ivoire, (contrairement à ce que pensent les gens) qu’il n’y a pas eu deux camps qui se sont affrontés ». Pour le président Guillaume Soro, en 2010, il y a eu affrontements entre un camp « hors-la-loi » et un camp qui était avec la loi. « C’est donc logiquement, fait-il savoir, que les hors-la-loi  sont jugés ». En clair donc, pour le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, il n’y a pas eu une justice des vainqueurs ni une justice à double-vitesse.

Non-transfèrement de Simone

Lors de la conférence de presse qu’il a animée, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne s’est également prononcé sur le refus opposé par les autorités d’Abidjan de transférer l’ancienne première dame de Côte d’Ivoire, Simone Ehivet Gbagbo à la CPI. Selon le président Guillaume Soro qui, précisons-le, est revenu en long et en large sur les réalisations du président Ouattara, cette décision d’Abidjan est motivée par le fait que la justice inexistente au moment du transfèrement de l’ancien président Laurent Gbagbo et de son ministre de la jeunesse, Charles Blé Goudé, est aujourd’hui fonctionnelle.

A en croire le chef du Parlement ivoirien, le président Ouattara n’avait aucun argument pour refuser de remettre son prédécesseur à la CPI qui avait émis la volonté de juger l’ancien chef de l’Etat ivoirien. Mais aujourd’hui, des raisons valables existent et donc, il est hors de question que l’ancienne première dame soit transférée.