La Nouvelle Tribune

Usa - Rwanda : Kagame invité à ne pas devenir un Nkurunziza bis

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Qui n’a pas encore traversé l’autre rive ne doit pas se moquer de celui qui se noie. Paul Kagame, le président rwandais vient de se faire coller par les Etats-Unis. Washington a affirmé vendredi son opposition à un éventuel troisième mandat du chef de l’Etat rwandais qui finit son dernier mandat constitutionnel en 2017. Un diplomate américain qui s’est adressé aux médias, a indiqué que rien ne doit entraver le processus démocratique en cours au Rwanda en 2017 et que le président Kagame doit inévitablement céder son fauteuil à un autre.

Soutien de taille du président Kagame, les Etats-Unis restent fidèles à la culture démocratique et le président américain avait déjà indiqué à ses homologues africains qu’il vaut mieux avoir des institutions fortes que des hommes forts. Héros du génocide rwandais qui a pris fin en 1994, Paul Kagame est pourtant l’homme fort du Rwanda qu’il dirige depuis la fin de la tragédie qu’a connue son pays.

Le Rwanda a adopté sa constitution en 2003. Et elle dispose qu’un président ne peut faire plus que deux septennats. Elu en 2003 et réélu en 2010, Paul Kagame est désormais contraint de partir en 2017. Mais, au Rwanda des voix se lèvent pour appeler à une modification de la constitution afin de lui permettre de rester au pouvoir. L’opposition rwandaise, elle, dénonce des manœuvres du président Kagame derrière les défenseurs d’une modification de la constitution.