La Nouvelle Tribune

Burundi : Niyombaré annonce sa reddition, son sort est incertain

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Vendredi - Suite au retour de Pierre Nkurunziza, le général Niyombaré en perte de vitesse, a annoncé avec ses fidèles leur reddition. Il a ensuite pris la fuite mais son sort est actuellement incertain. Va t-il être assassiné, va t-il s'opposer à son arrestation? Rien n'est sûr.

Jeudi - Pierre Nkurunziza Pierre serait de retour dans le pays. Cette information a été confirmée par le compte twitter attribué au président et celui de la présidence du Burundi. Toutefois la confusion règne toujours quant aux différents lieux tenus par la branche de l'armée restée fidèle au président burundais.  Des combats ont été signalés à différents endroits de la capitale et la télévision semble toujours aux mains des loyalistes. Le coup d'état aurait-il échoué? On ne peut en être sûr. Les observateurs craignent pour autant une flambée des violences.

Voici les informations diffusées sur les comptes concernés

Burundi : l’Ua contre le coup d’Etat de Niyombaré

L’Union africaine n’est pas favorable à la tentative de coup d’Etat en cours au Burundi. Dans un communiqué rendu public ce jeudi, Mme Nkosazana Dlamini Zuma, la présidente de la commission de l’Ua a fermement condamné le putsch. Pour Mme Zuma, tout changement anticonstitutionnel de pouvoir est contraire aux principes cardinaux de l’Ua qui accorde du prix au droit et à la démocratie sur le continent noir.

En dépit de ses mises en gardes au président Pierre Nkurunziza, Mme Zuma a insisté sur le fait qu’il faut respecter les principes d’alternance tels qu’énoncés dans l’Acte constitutif et la charte africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance. Dans son communiqué, l’Ua a indiqué qu’elle soutient les chefs d’Etats de la communauté de l’Afrique de l’Est qui avaient invité les protagonistes dans la crise burundaise à Dar es Salem en Tanzanie pour trouver une Porte de sortie consensuelle. Par la même occasion, l’Ua appelle les putschistes et loyalistes à Nkurunziza à la retenue pour éviter toute effusion de sang et des violations des droits de l’homme.

Un appel qui visiblement tombe dans des oreilles de sourds. Après une brève accalmie, les combats ont repris entre les putschistes et les soldats fidèles à Nkurunziza qui ont toujours le contrôle de la radio et de la télévision publiques burundaises.