La Nouvelle Tribune

Zimbabwe : Mugabe confesse un péché «grave»

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Longtemps dénoncé pour sa réforme agraire opérée dans le sang,  Robert Mugabe, le nonagénaire président du Zimbabwe a fini par avouer son péché dans ce dossier. Ce péché apparaît comme un excès de zèle nationaliste chez un président qui a surestimé la capacité de ses proches à prendre la relève des près de 4000 fermiers blancs qu’il a expropriés. 

Dans une interview diffusée jeudi soir sur l’antenne de la télévision nationale, le président Mugabe a lui-même reconnu que les fermes qu’ils ont remises à des proches étaient assez vastes  et qu’« ils -les nouveaux propriétaires- sont incapables de les gérer ». Par son erreur, le Zimbabwe autrefois grand exportateur de vivres, est passé au rang d’importateurs et est presque sous assistance alimentaire avec des populations livrées à la faim.

Sans repentance

Bien qu’il ait avoué ce péché, le président zimbabwéen, n’est pas prêt de se repentir.  Toujours antipathique envers les blancs, il a mis en garde des fermiers noirs contre la tentation de céder à la location de leurs terres à des blancs. Il faut donc comprendre que confession de faute et repentance ne riment pas chez le président Mugabe qui a récemment fêté ses 91 ans.