La Nouvelle Tribune

Nigéria : Boko Haram fait recours à une pépinière de kamikazes

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Boko Haram n’a décidément pas de limite dans sa barbarie. La stupéfaction a gagné plus d’un après le nouvel attentat que la secte terroriste nigériane a signé dimanche à Kasuwar Jagwal, dans l’Etat de Kano dans le nord du pays. L’attentat qui a fait 07 morts et une vingtaine de blessées dans le marché de vente d’appareils Gsm, a eu pour auteur une fillette.

07 ans, son âge selon les témoins, la petite fille qui portait une ceinture d’explosifs a actionné sa charge mortelle à la surprise générale des usagers du marché. Bien que jugée suspecte et renvoyée à quatre reprises par les vigiles et autres agents de bonne volonté qui assurent la veille permanente, la fillette a fini par se faire exploser.

Endoctrinement sauvage

Il y a à percevoir à travers l’attitude de cette fillette de la mort, le résultat d’un endoctrinement sauvage chez la secte djihadiste. Les djihadistes faut-il, le souligner démontre par ce genre d’attaque barbare, qu’ils font la culture des agents de la mort à plusieurs niveaux. Et on peut malheureusement se rendre compte que des Abubakar Shekau se comptent déjà par milliers.

La cruelle scène d’une fillette qui meurt sous la charge d'explosifs tuant 7 personnes prouve aussi que Boko Haram et toutes les organisations de son genre, entretiennent une pépinière de kamikazes redoutables, « des marmots explosifs ». La petite fillette de ce dimanche n’est pas la première sortie d’une telle pépinière. En janvier déjà, deux filles de 15 à 20 ans s’étaient illustrées tuant six personnes et blessant 37 autres.

Combattre ça !

Combattre les djihadistes avec cette nouvelle forme d’attaque devient de plus en plus  complexe.  L’âge et le sexe des kamikazes  font qu’elles réussissent mieux la mission assassine avant d’être découvertes. Les militaires lancés à l’assaut de Boko Haram doivent-ils se mettre à tirer sur tout ce qui bouge ? Impossible de l’admettre, face à des adversaires apparemment inoffensifs, les soldats sur le terrain ont besoin d'un peu plus que leurs armes. Il leur faut du flair, de l’intelligence pour détecter le mal avant qu’il ne s’abatte sur les populations. Au-delà, il faut une guerre idéologique contre Boko Haram qui utilise l’arme de l’endoctrinement sauvage.