La Nouvelle Tribune

Le Ghana et la Tanzanie désavouent James Cameron au sujet de l'homosexualité

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Le chef de l'Etat ghanéen Atta-Mills A réagi à la déclaration faite par le Premier ministre britannique, M. David Cameron, indiquant que le Royaume-Uni allait couper son aide aux pays africains disposant d'une législation contre les homosexuels.

Avant lui, plusieurs députés du pays avaient violemment critiqué la menace de l'ex-colon en affirmant qu'il y avait tentative d'atteinte à leur souveraineté au nom de l'aide internationale.

"Personne ne peut nier au Premier ministre britannique son droit à formuler des politiques, prendre des initiatives ou faire des déclarations qui reflètent ses normes sociales et ses idéaux; mais il n'a pas le droit d'indiquer aux autres pays souverains ce qu'ils devraient faire, en particulier lorsque leurs normes sociales et leurs idéaux sont différents de ceux qui existent dans la société du Premier ministre britannique", a déclaré M. Atta-Mills.

Le président ghanéen a affirmé que son pays continuera à appliquer sa Constitution, indépendamment de toute menace, de n'importe quel pays, soulignant que le Ghana n'acceptera pas une aide assujettie à des conditions qui visent à détruire le tissu social du pays.

"Permettez-moi aussi de dire que, tout en reconnaissant toute l'aide qui nous a été accordée par nos partenaires au développement, nous n'accepterons aucune aide assortie de conditions, si celles-ci ne sont pas conformes à nos intérêts ou dont la mise en œuvre ou l'utilisation aggraverait plutôt nos difficultés en tant que pays ou détruirait la société même que l'argent servirait à améliorer', a précisé le président Mills."

Outre le Ghana d'autres pays comme l'Ouganda , la Tanzanie ou le Zimbabwé seraient aussi concernés. Le Zimbabwé a quant à lui montré par la voix de son premier ministre une volonté d'assouplissement tout en insistant sur le fait que les homosexuels ne devraient pas se montrer en public et devraient « faire leurs choses en privé ». En Tanzanie, même son de cloche qu'au Ghana: «Notre position sur le sujet est très claire, Nos valeurs morales et notre culture prendront toujours le dessus même si nous restons pauvres. Nous comprenons le problème du parti conservateur de la Grande-Bretagne mais nous ne cèderont pas aux pressions.» a affirmé Bernard Membe, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

Au Ghana, certains citoyens voient en la déclaration du premier ministre britannique, une volonté de transformer la société ghanéenne en une "photocopie"  de celle occidentale, ignorant de fait les différences de culture, alors que le monde occidental, lui rejette toute culture autre que la sienne! A méditer!