La Nouvelle Tribune

Violation des droits de l’homme en Gambie: Amnesty International Bénin dénonce une situation alarmante

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Vendredi dernier, la directrice d’Amnesty International Morèle Dehy Bénin a tenu une conférence de presse au siège de ladite organisation. Le sujet qui a focalisé l’attention est la question de la situation des droits de l’homme en Gambie et des mesures que doivent prendre les autorités de ce pays.

La situation des droits humains se détériore en Gambie. C’est du moins ce qui est la substance de la conférence de presse tenue vendredi dernier par la Directrice d’Amnesty International Bénin. Cette conférence a eu lieu au siège de l’organisation à Cotonou. Faire part des exactions commis à l’encontre de l’espèce humaine dans ce pays d’Afrique de l’ouest, est la tache que s’est assignée Morèle Déhy, Directrice d’Amnesty International Bénin. Selon elle, le schéma des violations des droits humains décrit en 2008 par un rapport de l’Amnesty International, intitulé « Gambie : Le Règne de la peur », est resté le même jusqu’aujourd’hui. Pour preuve, Ebrima Manneh, journaliste au Daily Observer, un quotidien appartenant à l’Etat, arrêté depuis le 11 juillet 2006 est resté introuvable. Des exécutions extrajudiciaires ont fréquemment lieu dans le pays. Cinquante (50) étrangers, dont quarante quatre (44) Ghanéens, ont été appréhendés le 23 juillet 2005 et auraient été tués par des membres des forces de sécurité pro-gouvernementale, armés de machettes, de haches et d’autres armes. Il faut aussi signaler que les 10 et 11 avril 2010, les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des étudiants qui manifestaient pacifiquement contre le meurtre d’un autre étudiant et que treize étudiants et un journaliste qui couvraient la manifestation ont été tués. D’après la conférencière, la torture est régulièrement utilisée en Gambie pour forcer des personnes à « avouer » et punir des détenus. La police, la NIA (Agence nationale de renseignement) et l’armée continuaient de procéder à des arrestations et des mises en détention illégales, au mépris du droit gambien. Pour finir, elle a déclaré, citant Tawanda Hondora, directeur adjoint du programme Afrique d’Amnesty International, qu’ «au lieu de célébrer la Journée de la liberté, les autorités gambiennes doivent prendre des mesures visant à mettre fin aux atteintes aux droits humains et à la culture de la peur».