La Nouvelle Tribune

Crise au gabon: Pierre Mamboundou réagit

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Mesdames, Messieurs, 
Chers Compatriotes,
La Conférence des Présidents de l’Alliance pour le Changement et la Restauration (ACR) vient d’examiner la situation politique  du Pays née des déclarations successives de l’Union Nationale, du Parti Démocratique Gabonais et  du Gouvernement.
De ces déclarations, il ressort :

1)    La mise en place par l’Union Nationale d’un deuxième pouvoir exécutif ;

2)    L’énoncé par le Gouvernement d’une liste de sanctions parmi lesquelles :
-    la dissolution de l’Union Nationale,
-    la proposition de levée de l’immunité parlementaire du député du Haut Komo,
-    et la proposition de radiation des fonctionnaires prenant part au Gouvernement parallèle.
Mesdames, Messieurs,

La quête de l’Opposition gabonaise a été régulièrement orientée vers la transparence électorale et l’Etat de droit.

Depuis 1990 jusqu’à nos jours, le problème de la transparence électorale s’est toujours posé avec acuité.

L’élection présidentielle de 2009 n’a pas failli à cette triste tradition.

Le peuple Gabonais a assisté à une élection controversée dans son résultat, qui a conduit aux évènements du 3 septembre 2009 au Rond-Point de la Démocratie, aux émeutes de Port-Gentil et à l’acte posé ce 25 janvier 2011 par l’Union Nationale.
L’Alliance pour le Changement et la Restauration (ACR), tout en étant attaché aux principes de l’Etat de droit et à ses valeurs, prend acte de la gravité de la situation qui prévaut actuellement dans notre pays et qui mérite l’attention de tous les responsables à tous les niveaux pour l’analyser avec calme, discernement et clairvoyance.

L’Alliance pour le Changement et la Restauration (ACR) estime que ce serait une erreur que de traiter cette situation en ne privilégiant que l’aspect répressif sans examiner les causes qui ont conduit certains compatriotes à poser des actes, peut-être contraires à l’esprit et à la lettre de la Constitution, mais que la situation du pays peut expliquer.

Au regard de ce qui précède, l’Alliance pour le Changement et la Restauration (ACR)  se réserve le droit d’appeler les siens à une prise de position, allant dans le sens de la préservation des intérêts supérieurs de la Nation.

En conséquence, pour prévenir ce genre d’événements qui mettent en cause la cohésion sociale et l’unité nationale, l’Alliance pour le Changement et la Restauration (ACR) demande au Gouvernement de mettre en place, ici et maintenant, les outils de la transparence électorale, notamment la biométrie dont les conditions de mise en place sont déjà réunies.

Je vous remercie

Fait à Libreville, le 26 janvier 2011

Pour l’Alliance pour le Changement et la Restauration

Le Président

Pierre MAMBOUNDOU