La Nouvelle Tribune

Un homme d’affaires poursuit en justice l’ex-première Dame du Gabon

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La Diva de la chanson gabonaise, Marie Joséphine Kama alias Patience Dabany, ex-première Dame du Gabon, est poursuivie en justice par un homme d’affaires, Jean Ntoutoume Ngoua, directeur général de la société International business Africa (IBA), pour une créance de 90.203.544 FCFA. Au cours d’une conférence de presse, M. Ntoutoume Ngoua, ancien candidat à l’élection présidentielle anticipée du 31 août 2009, a rappelé que l’affaire remonte à 1984 lorsque l’ex-première Dame s’est adressée à IBA pour des travaux de climatisation dans son complexe du « Sporting club », comprenant discothèque, bar-restaurant, etc., aujourd’hui fermé.

Devant le refus de la débitrice de régler la facture, qui s’est élevée à 19.961.396 FCFA, IBA a été contrainte de saisir les tribunaux, a-t-il dit, ajoutant que l’arrêt rendu par la Cour le 27 juin 1997, a non seulement condamné l’ex-épouse du défunt président Omar Bongo Ondimba à s’acquitter du paiement de sa dette mais également autorisé IBA à faire pratiquer une saisie-arrêt de ses comptes à concurrence du montant de la créance, assorti des intérêts de droit, avec effet à compter du 12 mai 1995.

Au cours de sa conférence de presse, M. Ntoutoume Ngoua, un vice président de l’Union nationale (UN), un parti d’opposition, a estimé à 90.203.544 FCFA le montant de la dette que lui doit aujourd’hui la Diva de la chanson gabonaise, en ajoutant les intérêts moratoires, les interventions de divers auxiliaires de justice et les frais de justice.

Il a interpellé le président Ali Bongo Ondimba, en vue règlement rapide et définitif du litige. L’homme d’affaires s’est interrogé « si en sa triple qualité de fils de la débitrice, président de la République et président du conseil supérieur de la magistrature », il ne devrait pas « toutes affaires cessantes, ordonner à sa mère de s’exécuter, et pourquoi pas, payer en ses lieux et place ».

Plusieurs observateurs ont dénoncé « l’amalgame, conjugué à un chantage par médias interposé » du plaignant, estimant que sa démarche avait une odeur d’escroquerie, parce que la première institution de la République n’est nullement impliquée dans le litige.