La Nouvelle Tribune

Côte d'ivoire: Ouattara propose un gouvernement d'union nationale, Gbagbo refuse!

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La crise en Côte d'ivoire se poursuit avec ses rebondissements. Hier le clan Ouattara faisait savoir que le "président reconnu par la communauté internationale" serait prêt à créer un gouvernement d'union nationale, si Gbagbo se retirait du pouvoir. Ce dernier a fait savoir aujourd'hui qu'il était contre cette solution. «Ce qui est non négociable, c'est la victoire de Laurent Gbagbo, officiellement élu et proclamé, qui gouverne le pays» a déclaré Pascal Affi.

Alors que les tentatives de médiation pour le départ pacifique de Laurent Gbagbo ont toutes échoué, la crise ivoirienne semble s'enliser au fil des semaines. Tentatives d'intimidation par ci, tentatives de destabilisation par là, rien n'ébranle Laurent Gbagbo et son rival dans leur désir de reconnaissance nationale. Pas même la proposition d'Obama d'accueillir Gbagbo dans son pays. Laurent Gbagbo reste inflexible depuis le début de la crise. Seule concession possible d'après ses hommes, le recomptage des voix, chose que son rival rejette vigoureusement.

«Ce que je dis, c'est que M. Ouattara devrait être reconnu comme président légitime par M. Gbagbo. Et à partir de là, M. Gbagbo n'est pas seul. Il a des partisans, il a des gens compétents dans son parti. Nous sommes prêts à travailler avec eux, dans le cadre d'un large gouvernement d'union», avait déclaré Youssoufou Bamba à la BBC précisant toutefois que «la victoire de M. Ouattara ne peut plus être contestée».

Lundi dernier, l'ex président nigérian, Olusegun Obasanjo était revenu bredouille de la Côte d'Ivoire, après deux jours de tentative de résolution de la crise. L'opération militaire prévue par la Cedeao semble ne pas être à l'ordre du jour;

Le président béninois Boni Yayi en déplacement à Brazzaville a annoncé dimanche la probable tenue d'une réunion de chefs d'Etat à N'Djamena au Tchad lundi ou mardi pour examiner la question de la crise en Côte d'Ivoire.

"Je suis sûr que nous allons nous retrouver à N'Djamena au Tchad, demain (lundi) ou après demain (mardi) et les chefs d'Etat vont discuter. Ils ne vont pas décevoir ce continent africain qui attend beaucoup de la paix", a déclaré Boni Yayi lors d'une brève déclaration à son arrivée Brazzaville.