La Nouvelle Tribune

Pugilat raté à l'assemblée nationale togolaise

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Ouro-Akpo Tchagnao un député de l’ANC s’est lancé ce jeudi 18 novembre 2010, pour gifler le président de l'Assemblée Nationale, El-Hadj Abass Bonfoh. Il aura été empêché in-extrémis par des députés. La scène a mis fin à la plénière. Alors que la plénière des députés à l’Assemblée nationale tirait vers la fin, le président de séance El-hadj Abass Bonfoh a lu, dans les divers, une prétendue lettre signée par, dit-il, neuf députés ANC faisant état de leur démission. Abass Bonfoh a négligé de donner des noms insunuant que « les signatures ne portent pas de noms ». Mais, poussé par les siens, il dira qu’il y est mentionné le nom du député Ouro-Akpo Tchagnao.

L’information a raisonné comme un tonnerre à l’hémicycle avec le député Ouro-Akpo Tchagnao qui a sauté de son siège, ôtant de sa tête son chéchia, s’est lancé à la direction d’Abass Bonfoh, visiblement pour le gifler. Bien qu’arrêté dans sa tentative, il proféra : « Abass Bonfoh, je n’ai signé aucune lettre, si tu es garçon, toi et moi on se verra ». le président de l’assemblée nationale a du mettre fin à la séance. Pour le député Patrick Lawson (ANC), Abass Bonfoh a fait « faux et usage de faux ».

Notons que Abass El-Hadj Abass Bonfoh avait, au préalable, fait convoquer une conférence des présidents des commissions, négligeant le groupe parlementaire ANC. Interrogé sur la question par le député Atakpamé, il répondra que « je ne vais pas mettre la corde au cou à un président d’une commission pour assister à une réunion ». Mais, le député persiste qu’ils n’ont jamais reçu une quelconque invitation pour la réunion. L’objectif a-t-on appris était pour Abass Bonfoh, de retirer les députés ANC de la commission de la CEDEAO. De sources dignes de foi, c’est la Cour Constitutionnelle qui a, en effet, débouté Abass Bonfoh dans ses errements. « Que Abass Bonfoh sache que l’hémicycle n’est pas un terrain de jeu pour faire n’importe quoi », a pesté un militant de l’ANC qui le surnomme « Dieu Donné », pour insinuer que Abass Bonfoh est arrivé à la présidence de l’Assemblée par une grâce, lui qui, dit-il, était un professeur d’éducation physique et sportive.

Au cours d’une conférence de presse animée à son siège mercredi 17 novembre, les responsables de l’ANC ont indiqué qu’ils useront de tous les moyens pour que le droit ne soit plus foulé aux pieds.

Devra-t-on rappeler que Abass Bonfoh est de très male posture depuis quelques semaines au Togo. Il avait nié les massacres post électoraux d’Avril 2005. Une réaction qui avait entraîné un tolet général et une indignation de la part de la communauté national et des observateurs