La Nouvelle Tribune

Togo: 70 personnes interpellées

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Quelque 70 personnes ont été interpellées hier soir à Lomé, au siège du principal parti d'opposition qui prévoyait d'organiser une veillée pour protester contre le président Faure Gnassingbé, a-t-on appris aujourd'hui de sources concordantes.

La descente de la police a eu lieu au siège de l'Union des forces de changement (UFC, principal parti d'opposition) peu avant une veillée à la bougie organisée par le Front républicain pour l'alternance (FRAC, coalition d'opposition). Le rassemblement n’a pu se tenir, faute d’autorisation.

"Les gendarmes ont bouclé tous les accès du siège de notre parti. Ils sont rentrés dans l’enceinte et ont arrêté tous ceux qui s’y trouvaient. Environ 70 personnes ont été arrêtées", a indiqué à l’AFP Eric Dupuy, secrétaire à la communication de l’UFC.
Selon des responsables de la gendarmerie interrogés par des médias privés, la plupart des personnes interpellées sont venues des pays voisins, notamment du camp de réfugiés togolais au Bénin pour "troubler l’ordre public".

"Ce sont des individus venus des pays voisins. Ils ont élu domicile au siège de l’UFC dans le but troubler l’ordre public. Il était donc urgent de les interpeller pour des investigations", a expliqué Amana Kodjo, chef d’escadron de la gendarmerie.
"Après des investigations, les militants de l’UFC seront libérés, mais ceux qui sont venus de l’extérieur seront traduits devant la justice", a-t-il indiqué.

{mosgoogle}L'opposition proteste depuis des semaines contre la réélection de Faure Gnassingbé lors de la présidentielle du 4 mars et a organisé plusieurs manifestations.
Le 24 mars, trente personnes avaient été blessées à Lomé après une veillée organisée par le Frac pour "enterrer le régime", qui avait dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre, selon l'opposition. Aucun bilan officiel n'avait été communiqué.
(AFP)