La Nouvelle Tribune

CHARLES PASQUA BIENTÔT EN PRISON ?

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HAUTS FAITS DU POUVOIR : LE FINANCEMENT DES CAMPAGNES ÉLECTORALES SUR NOS RESSOURCES, PAR DES RAMIFICATIONS OCCULTES OU DES MONTAGES FRAUDULEUX, A L'ORDRE DU JOUR.



Charles et Pierre-Philippe PASQUA, l'homme politique français et son fils de 62 ans, sont aujourd'hui à la fête, dans ce qu'ils savaient faire de mieux : les grosses magouilles financières au sommet de l'état.

Dans un État de droit, la justice finit par passer lorsque les ficelles sont aussi grosses, sauf cas rarissime.

Car on peut tout faire avec l'agent du peuple, on peut toujours user des attributs du pouvoir pour assurer le financement de ses campagnes politiques; seul un système de contrôle d'État efficace et un appareil judiciaire conséquent permettent d'y remédier et de punir les coupables   

POURVOI REJETÉ POUR LE PÈRE, POURVOI REJETÉ ÉGALEMENT POUR PIERRE-PHILIPPE PASQUA et LEUR COMPLICE, PIERRE FALCONE.

L'ancien ministre de l'intérieur écope de 18 mois de prison avec sursis, dans l'affaire du casino d'Annemasse, pour faux, financement illégal de campagne et abus de confiance, ce qu'il n’a jamais voulu reconnaître.

Son fils, 2 ans de prison ferme et une amende de 375 000 euros, c'était la peine en Appel dans une affaire où une prochaine condamnation de son père pourrait intervenir, assez rapidement.

La justice leur reproche d'avoir bénéficié respectivement
  - de 1million cent quarante trois mille Euros, (750 millions Fcfa), pour le premier, pour sa campagne électorale européenne de 1999 auprès de ses amis d'un casino à qui il avait délivré, quelques années plus tôt, une autorisation d'exploitation qui était déjà juridiquement contestable
  - de quelque 1,8 millions d'euros (1 Milliard 200.000.000 Fcfa ) de commissions occultes, pour le second, sur un total de 5,4 millions d'Euros ( 3 Milliards 550.000.000 Fcfa) versés par la société SOFREMI, société vendant du matériel de sécurité* à l'étranger, en échange de l'obtention de contrats au Koweït, en Colombie, en Argentine et au Brésil.

Argent qui transitait par des hommes de mains dont Pierre FALCONE, via des sociétés Écran dans les paradis fiscaux*, à travers de savants montages.

Le volet de cette affaire qui concerne Charles PASQUA, accusé d'avoir été le maître d'œuvre des malversations, sera jugé devant le Cour de justice de la République.

Il s'agit de la Première condamnation définitive pour Charles PASQUA, qui ouvre naturellement la voie à bien d'autres, à savoir que dans cette affaire, tous ses recours sont rejetés, donc épuisés et il ne lui reste plus qu'à s'épuiser à requérir la mansuétude de ses collègues sénateurs pour qui, à présent, c'est la moralité même de l'ancien ministre de l'intérieur qui est la chose la plus embarrassante.

Ce n'est plus l'histoire d'une affaire, il s'agit des affaires.

{mosgoogle}Le sénateur des Hauts-de-Seine fait déjà l'objet, dans le dossier SOFREMI, d'un renvoi pour "corruption passive" devant la cour de justice de la République (CJR) habilitée à enquêter et à se prononcer sur des délits reprochés à des ministres en exercice.

Il a également été renvoyé devant la CJR dans deux autres dossiers. Ce procès à trois branches devant le CJR doit se tenir du 19 au 30 avril à Paris.

Souhaitons-lui beaucoup de plaisir.

(*Plus sérieusement, de l’armement)
(*la France en est aussi une, pour les chefs d'État Africains.)

Christian Désiré HOUSSOU