La Nouvelle Tribune

Arnaques: les complices des Béninois interpellés en France

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Les escrocs aux petites annonces opéraient depuis l'Afrique, mais avaient besoin de complices en France. Ces intermédiaires ont été arrêtés mercredi, à Rennes. En trois mois, ils ont fait transiter 124.000 EUR vers le Bénin.

Voici trois mois, la brigade financière du commissariat de police de Rennes recevait les premières plaintes de victimes d'escroqueries aux petites annonces sur internet. Séduits par les tarifs proposés sur les sites d'annonces gratuites «Le bon coin» ou «Top annonces», ils avaient passé commande en toute confiance en adressant un mandat cash adressé dans un bureau de poste rennais, comme indiqué par le vendeur. Une confiance mal placée: si les paiements ont bien été encaissés, la marchandise n'a jamais été livrée.

Mandat cash et virement international

L'enquête a permis d'établir que l'escroquerie était organisée à partir du Bénin. C'est de là qu'étaient envoyées les annonces de vente (des stères de bois, des voitures d'occasion et des objets divers), et que les opérateurs donnaient par mail les indications sur le mode de paiement. C'est de là aussi qu'ils indiquaient par téléphone à leurs intermédiaires rennais le numéro de code et le montant des mandats attendus. Ensuite, ces mandats étaient relevés dans le bureau postal, les intermédiaires gardaient pour eux une commission de 10%, et le reste faisait l'objet d'un virement international «Western Union» vers le Bénin.

140 plaintes... pour le moment

Avec la collaboration de La Poste, les complices ont pu être interpellés alors qu'ils étaient allés récupérer des mandats. Il s'agit de deux frères demeurant dans la région rennaise, des jeunes sans antécédents judiciaires qui cherchaient des petits boulots. Celui qu'ils pratiquaient là se révélait assez lucratif, puisque le montant de leurs «commissions» devait se situer autour de 3.000 EUR par mois. Mais il risque de leur valoir aussi une mise en examen pour recel d'escroquerie. La brigade financière va maintenant chercher à établir le nombre des victimes et le montant des sommes qu'elles ont versées. On en était hier à 140 plaintes émanant de tout le territoire français, et à 124.000 EUR de préjudice. Quant aux commanditaires béninois de l'opération, il semble difficile de les identifier et, plus encore, de les poursuivre.
(le télégramme)

Le Bénin tristement célèbre...

Voici quelques années que certains jeunes béninois s'illustrent négativement sur la scène internationale à la quête de gains faciles. Innondant les cybers cafés des périphéries de cotonou, ces jeunes passent une bonne partie de leurs temps à diffuser de fausses annonces sur de célèbres sites français, et européens en général. Mais pour arriver à leurs fins (escroquer leurs correspondants), ils ont comme énoncé dans l'article du télégramme, besoin de la complicité d'autres personnes résidant en france (certaines fois d'autres amis béninois); Le préjudice que ces jeunes créent à leur nation et à leurs contacts en France, en général et aux autres immigrés africains en particulier n'est plus à démontrer: stigmatisation des immigrés africains, complication des procédures d'acquisition de cartes sim par ces immigrés, et aux dernières nouvelles, arrestations...

Il est donc temps que les responsables politiques, et même la société béninoise en général apprennent à ces jeunes que bien mal acquis ne profite jamais, temps que leurs contacts en europe cessent de se jeter dans cette aventure plus qu'ambigüe...