La Nouvelle Tribune

Banque centrale du Nigeria/ Bceao-Dakar

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Premier pas d’un partenariat gagnant-gagnant
En visite au siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao), le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, ....

(...) M. Sanusi Lamido Sanusia a co-animé une vidéoconférence avec son hôte, Philip Dacoury-Tabley. 

Sujets évoqués, le secteur bancaire nigérian et le partenariat qui devra désormais exister entre les deux institutions.

« Nous sommes décidés à travailler avec nos voisins pour que notre économie puisse compter su le plan mondial ». C’est ainsi que M. Sanusi Lamido Sanusi justifiait le but de sa visite à Dakar au siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao). Au cours de la vidéoconférence qu’il animée aux côtés du gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) et suivie dans les huit (08) pays de l’union, M. Sanusi a essayé de rassurer les différents acteurs du système bancaire de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) quant aux opportunités que le Nigeria leur offre en matière d’investissement bancaire. Mais au préalable, il est intervenu pour éclairer les uns et les autres sur ce qui constitue désormais une fausse note dans l’évolution normale du système bancaire nigérian.
En effet, dès sa nomination en juin dernier, M. Sanusi a commandité un audit financier des 24 banques établies au Nigeria. Une dizaine d’entre elles ont récolté des sanctions pour avoir méprisé les règles usuelles de gestion. Ce qui fait que désormais, les banques nigérianes sont gérées avec plus de rigueur. Il n’a pas passé sous silence les autres facteurs qui ont occasionné également une certaine fragilité du système bancaire nigérian.  Cela découle, explique-t-il, de la chute du prix du baril de pétrole à laquelle aucun pays producteur de l’or noir n’a pu échapper et la crise politique qui sévit dans certains Etats de la fédération nigériane. Allusion est ainsi faite aux différents groupes rebelles qui mettent à mal la production du pétrole. Face à tout ceci, il informe de ce que son institution a mis sur pied un dispositif qui a permis d’amortir le choc et les effets de cette crise. L’institution bancaire a été donc stabilisée. Pour preuve, l’écart entre le taux de change officiel et le marché parallèle qui était de 25% est passé depuis à 3%. Après cette présentation sommaire, il conclut que la crise financière mondiale était une occasion pour mettre l’économie de la sous-région sur les rails en travaillant de commun accord.

{mosgoogle}Pour le gouverneur de la Bceao, Philip Dacoury-Tabley, la présence du gouverneur Sanusi est le signe du bon travail qui se fait au niveau de l’Union. Par conséquent, c’est avec un réel plaisir qu’il entend collaborer avec la banque centrale nigériane. Il estime qu’il est important que d’autres banques puissent intervenir dans la zone Uemoa afin d’y apporter une plus-value. Il a, pour finir, apporté tout son appui à son homologue quant aux efforts qu’il déploie pour stabiliser et consolider le système bancaire du Nigeria.

Benoît Mètonou