La Nouvelle Tribune

Agression d’un journaliste togolais à son domicile

Espace membre

Prosper Akpovi de Aube Nouvelle échappe à ses agresseurs

D’après les termes d’un communiqué conjoint publié mercredi à Lomé par un groupe d’associations de journalistes, le confrère Prosper Akpovi du journal panafricain Aube Nouvelle aurait été victime d’une agression dans la nuit du 30 septembre au 1er  octobre dernier à son domicile.

Les auteurs de ce communiqué ont tenu à condamner de façon unanime cette agression qui, selon les premières informations, viserait soit une élimination physique du confrère ou son musellement.
En effet, le confrère en question est reconnu pour ses prises de positions et ses critiques, on ne peut plus acerbes, notamment vis-à-vis du pouvoir. L’homme de média aurait à plusieurs reprises tiré à boulet rouge sur certains personnages influents impliqués dans des affaires de corruption ou de détournement de fonds. Ce qui lui aurait valu des mises en garde à répétition aussi bien de manière verbale que via des appels téléphoniques. Du coup, tout porte à croire que cette violation de domicile et cette tentative d’assassinat dont il aurait été victime ne serait pas anodin, loin de là, mais un acte délibéré d’enlèvement ou d’assassinat.  Les faits se passaient le jour même où paraissait la toute dernière parution du journal Aube Nouvelle, le canard que Monsieur Prosper Akpovi dirige. A 2 heures du matin, le journaliste est réveillé par des bruits inhabituels. Le temps de se retourner, il se retrouve nez à nez avec l’un des agresseurs qui a plongé sur lui.

{mosgoogle}Il s’en est suivi une épreuve de force entre les deux. Pendant que l’un fermait la porte pour empêcher l’agresseur de rester à l’intérieur de la chambre à coucher, l’autre forçait afin de pouvoir accomplir sa mission. Il a fallu la ruse pour faire croire aux agresseurs  la police était arrivée pour que la bande d’agresseur détalent. Au constat, deux lames de naco enlevées, une serviette emportée, des effets fouillés dans les chambres visitées sans pour autant que grand-chose ne soit emporté. Même une enveloppe contenant de l’argent liquide, extirpée du costume du journaliste n’aurait pas été emportée. D’où la question de savoir le but réel des agresseurs.

Benoît Mètonou