La Nouvelle Tribune

Jeux de la Francophonie au Liban

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Des jeux fortement sécurisés

Les Jeux de la francophonie, édition 2009, se déroulent sous un environnement fortement sécurisé. De l’aéroport en passant par le village francophone et le centre ville de Beyrouth, les hôtels des délégations étrangères, la présence des forces de l’ordre est quasi permanente.

A la descente de l’aéroport de Beyrouth, les fouilles sont systématiques quelques soit votre titre. Au delà, des traditionnelles fouilles des bagages, tout ce qui peut servir à dissimiler quelques choses est automatiquement palpé et passé au scanner. Mais l’expression de la sécurité à outrance des jeux est visible surtout au village francophone où n’importe qui ne rentre s’il n’est détenteur de son accréditation. Et même à ce niveau, l’accréditation n’est pas une garantie d’entrée et de sortie facile. Chaque sortie et entrée est subordonnée à un interrogatoire auquel, il faut se soumettre face à des hommes en uniforme armée jusqu’aux dents. Les non accrédités sont systématiquement renvoyés sans autre forme de procès. A l’intérieur du village et plus précisément dans les résidences où sont logées toutes les délégations étrangères, exemptés quelques officiels, et dont le nombre est estimé à 3000 âmes, la sécurité est sous haute surveillance. Toutes les issues sont gardées par des policiers en civil. Les entrées et les sorties sont caractérisées par des fouilles en permanence. Et pour véritablement matérialiser le point d’honneur à la sécurité, un détecteur d’objet tranchant et de tout appareil est installé à l’entrée des résidences. Les sacs sont soumis au crible autant de fois que de sortie. On se croirait tout simplement dans un aéroport d’un pays en pleine révolution.

{mosgoogle}Une situation qui est diversement appréciée par les membres des différentes délégations. Si pour certains, ces fouilles sont exagérées et donnent parfois le sentiment d’un agacement, d’autres par contre relativisent cette situation en se rappelant que le Liban n’est pas un pays comme les autres. Allusion faite aux années d’instabilité politique qu’a connues ce pays. Toutefois, tous sont unanimes à côté, qu’il est préférable de regretter une sécurisée trop poussée que d’avoir à dénoncer ou être victime des actes d’insécurité. 

Roland  Affanou