La Nouvelle Tribune

La Suisse s'excuse pour l'arrestation du fils Kadhafi

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Reprises des relations bilatérales

En visite à Tripoli, jeudi 20 août, le président de la Confédération helvétique, Hanz-Rudolph Merz, a présenté les excuses que la Libye attendait pour l'arrestation, en juillet 2008 à Genève, d'un des fils du colonel Mouammar Kadhafi.

Hannibal Kadhafi et sa femme Aline avaient été interpellés dans un palace genevois pour mauvais traitements présumés envers deux domestiques. Une vingtaine de policiers étaient intervenus dans leur suite après avoir été prévenus par le personnel de l'établissement de bruits répétés d'altercations.

"Nous présentons nos excuses pour ce qui est arrivé à Hannibal Kadhafi et les deux parties sont convenues de former une comité pour discuter de cette question", a déclaré le chef de l'Etat suisse. La Libye avait engagé une action en réparation civile contre les autorités cantonales genevoises pour obtenir 306 000 euros de dommages-intérêts à la suite de l'interpellation du couple.

ACCORD ENTRE LES PARTIES

Motassim Bilal Kadhafi, un des fils du chef de l'Etat libyen, qui se fait appeler Hannibal, était ressorti de son hôtel menottes aux poignets tandis que son épouse, enceinte, était transférée dans une maternité. Le couple, qui nie les accusations de voies de fait, séquestration et menaces verbales à l'encontre de leurs deux domestiques, avait quitté la Suisse aussitôt après avoir été remis en liberté à la suite du versement d'une caution de 306 000 euros.

{mosgoogle}Les domestiques, une Tunisienne et un Marocain, ont retiré leur plainte après avoir abouti avec la famille de leurs employeurs à une transaction, dont on ignore les détails, et le procureur de Genève a abandonné les poursuites contre leurs employeurs.

Cette affaire avait provoqué une crise diplomatique entre les deux pays, la Libye du colonel Kadhafi prenant des mesures de rétorsion comme le retrait de ses avoirs dans des établissements financiers suisses et l'arrêt des fournitures de pétrole à la Confédération helvétique. Par ailleurs, Tripoli avait retiré plus de cinq milliards d'actifs qui étaient déposés dans des banques helvétiques.
(le monde)