La Nouvelle Tribune

Elections en Côte d'Ivoire

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La position des FN peut apparaître contradictoire. Mais la question de la confiance demeure un noeud gordien dans les relations FN-FPI. D’ici octobre, il est indispensable que soit tranchée cette problématique de l’organisation du scrutin : avec ou sans désarmement ? Le régime ivoirien a une technique bien huilée pour botter en touche et faire diversion. Dans ce théâtre d’ombres, les rôles sont ainsi répartis qu’il appartient au FPI d’attaquer les FN et de poser la question du désarmement comme une condition sine qua non à toute élection. Le président Gbagbo, lui, se réserve le rôle d’arbitre quand la passe d’armes atteint son paroxysme. Mais toujours est-il qu’une complicité existe entre le parti et l’exécutif, pour que le processus, in fine, ne leur échappe pas. Les autres acteurs du processus de sortie de crise ont compris ces manoeuvres.

Le dernier coup de colère des Forces nouvelles, consistant à demander la démission de Guillaume Soro du premier ministère, participe de l’exaspération générale en Côte d’Ivoire. Mais les ex-rebelles ne peuvent pour autant s’absoudre. Il est mentionné dans l’APO qu’ils doivent désarmer et donner la clef des localités qu’ils occupent aux préfets. Il leur appartient de respecter cet engagement, pour enlever tout argument aux tenants de la thèse du "Rien sans le désarmement". Octobre, c’est déjà demain. Et le FPI ne manquera pas d’invoquer la réunification entière et pleine du pays comme préalable à l’élection. La responsabilité du respect du nouvel agenda électoral est donc partagée entre les FN et le régime de Laurent Gbagbo. On attend de les voir à l’oeuvre.
(Le Pays)