La Nouvelle Tribune

7ème art

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Zoom sur le paysage cinématographique en Egypte


La vraie renaissance amorcée en Egypte sous le règne de Mohamed Ali n’a pas occultée le secteur culturel dans ce pays. Spécifiquement, la branche de la cinématographie a été touchée depuis plus de cent ans. Ce qui procure au cinéma égyptien, une «émergence» à un niveau très considérable. La cité de la production médiatique érigée à 30 km du centre de la ville du Caire, en témoigne. Car, il s’agit d’un lieu qui donne une image globale de l’évolution du septième art dans le monde arabe.
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La cité de la production médiatique égyptienne (Empc) est un espace vaste de trois millions de mètre carré dont les 2/3 sont exploités et le reste soit un million de mètre carré, réservé pour des projets futures. Sur l’espace occupé ont trouve, des complexes, des studios et des services, un hôtel, un centre de conférence, le club sportif, une station d’énergie, …et des zones de tournage. L’Empc compte au totale quinze zones de tournage qui sont des installations et constructions correspondantes à des quartiers, villages, villes et sites historiques d’Egypte et d’autres pays du monde avec tous ce que ces lieux renferment comme infrastructures. C’est le regroupement de plusieurs sites de tournage du monde.  

La zone islamique, la zone rurale, la zone pharaonique, la zone d’Alexandrie, la zone des quartiers populaires, la zone de la rue de Emad Eddine, la zone de Garden City au Caire, la zone de Bait Al Omma ou la maison de la nation, la zone archéologique des pyramides et du sphinx, la zone bédouine et désertique, la zone côtière de Sharm El Sheikh, la zone militaire (le poste fortifié), la zone des forêts et des jardins, la zone de divertissement (Le Magic Land). Chaque zone correspond à une étape culturelle, historique et architecturale.

Sur la zone islamique recouvrant une superficie de 76 000 m2, sont installées des forteresses, des citadelles et tous les traits relevant des époques anciennes dont le palais de princes, la porte Al-Fotouh qui a son origine dans le vieux Caire, la résidence de Haroun Al-Rachid. Un autre endroit pareil est la région rurale construite sur 723.000 m2. Elle est l’installation exacte de tout un village en Egypte, c’est-à-dire, avec tous ses détails. Entre autres, un cours d’eau, des maisons rurales, la maison du maire, une mosquée, un cimetière, un centre de police, une égreneuse de coton, des magasins de commerce, des champs cultivés en diverses récoltes et arbres semblables aux fermes naturelles du village, une voie ferrée, une locomotive et des wagons, etc. Contrairement à cette région, la zone des quartiers populaires est la reproduction de la vie égyptienne quotidienne avec des ruelles de toutes les générations. Outres les maisons et autres réalisations de l’Homme qui sont exportées sur l’Empc, on y trouve également deux grands lacs artificiels de 400 et 600 m2 respectivement sur lesquels se trouvent des navires. Ces lacs hébergent des animaux imités mais qui agissent comme des êtres vivants, à la vue de l’humain. Ceci est plus observé dans la région forêt contenant diverses sortes de bêtes sauvages.
La plupart des constructions ou représentations sont faites à des dimensions réduites. Toutefois, quelques unes sont reprises telles qu’elles se présentent sur le site réelle. C’est le cas du «Midane Al-Mancheya» qui renferme la célèbre bourse d’Alexandrie. Grâce à ce genre de transfert des lieux, les hommes du cinéma travaillent sur des villes ou quartiers jadis favorables pour le tournage des œuvres artistiques mais devenus à un moment donné inexploitables pour des raisons diverses. Les ingénieurs sont arrivés en effet à reprendre le quartier de Garden City au Caire (la zone de Garden City au Caire) sur l’Empc afin de permettre aux cinéastes de bénéficier encore des avantages liés au tournage dans ce quartier.

Blaise Ahouansè

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