La Nouvelle Tribune

Crise ukrainienne: ce que dit l’accord de Minsk

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Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères a sans doute eu raison de parler des "fameuses nuits de Minsk". Cette expression traduit ce qui s'est passé dans les  salons et couloirs du palais de l'indépendance à Minsk.

Dans la capitale biélorusse s'est tenu le sommet de la dernière chance sur la crise dans l'est de l'Ukraine. Ce sommet a rassemblé les présidents français, (François Hollande) russe (Vladimir Poutine), ukrainien (Petro Porochenko) et la chancelière allemande (Angela Merkel). Parallèlement aux discussions directes entre dirigeants, le Groupe de contact, composé d'émissaires russes, ukrainiens et de l'Osce, négociait avec les responsables des milices séparatistes pro-russes. Au menu du sommet, il y a avait, entre autres, le cessez-le-feu, la libération des prisonniers, les frontières de l’Ukraine et l’avenir de Donbass, bastion des rebelles.

L’accord en quelques lignes

Après seize heures de discussions chaudes et à suspense, les différentes parties sont parvenues à un accord qui représente un pas important dans la fin des combats et du bras de fer Occident-Russie. Et ce, même si certains observateurs et responsables restent sceptiques quant au respect de cet accord.  

Le document prévoit un cessez-le-feu qui doit entrer en vigueur dimanche 15 février à minuit. Il prévoit également l'élargissement de la zone tampon. Dans l'accord conclu le 19 septembre, Kiev et les séparatistes avaient convenu d'une zone tampon d'une largeur de 30 km. Le nouvel accord prévoit une zone comprise entre 50 à 70 Km. Il y est aussi question du retrait des armes lourdes par les deux camps belligérants, la libération de tous les prisonniers et otages retenus depuis le début du conflit il y a dix mois, la relance du dialogue politique et des réformes constitutionnelles en vue de donner plus d’autonomie aux régions de Donetsk et Lougansk.

Pourvu que chaque camp respecte ses engagements pour que cesse cette guerre qui a déjà fait plus de 5000 morts.